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    La Ronde supprime la réplique d’un cheval jugée offensante

    La Ronde possède deux carrousels, dont le «plus vieux galopant au monde», fabriqué en Belgique en 1885 et restauré dans les années 2000.
    Photo: Six Flags La Ronde possède deux carrousels, dont le «plus vieux galopant au monde», fabriqué en Belgique en 1885 et restauré dans les années 2000.

    Un carrousel de La Ronde a été amputé d’un de ses chevaux, jugé offensant. Juste derrière sa selle se trouvait la tête sculptée d’un autochtone. Après diffusion sur les réseaux sociaux de photos prises mercredi par Jessica Hernandez, résidente de Kahnawake, la direction de Six Flags a supprimé le personnage.

    Photo: Jessica Hernandez La Presse canadienne Le cheval arborait la tête d'un autochtone sculptée sur sa selle.

    « Le symbole offensant a été retiré et nous nous excusons auprès de nos invités de [sa] présence », a affirmé par courriel Julie Perrone, chef des communications de La Ronde, refusant vendredi toutes nos demandes d’entrevue.


    La Ronde possède deux carrousels, dont le « plus vieux galopant au monde », fabriqué en Belgique en 1885 et restauré dans les années 2000. Celui qui est connu comme le Galopant a été acheté pour l’ouverture du parc d’attractions, en 1967. Il n’a pas été possible de confirmer si l’élément offensant ornait ce « bijou montréalais », qualificatif utilisé par l’expert en patrimoine Dinu Bumbaru en 2007, ou encore Le Grand Carrousel, manège situé près de l’entrée. M. Bumbaru ne se souvient pas d’avoir noté un tel personnage sur le Galopant.

     

    Selon La Presse canadienne, Jessica Hernandez a dit savoir que de nombreuses plaintes avaient été portées auprès de La Ronde. Elle avait entendu parler de l’objet et l’a constaté de ses yeux mercredi.

     

    Décision applaudie

     

    Une tête tranchée sur un cheval ? Marie-Pierre Bousquet s’étonne d’un tel motif dans un lieu de divertissement. Si elle applaudit la décision de le retirer, elle s’offusque qu’il ait fallu attendre des plaintes pour le faire.

     

    « Je ne suis pas pour effacer l’histoire, précise l’ethnologue de l’Université de Montréal, spécialiste des sociétés algonquines du Québec. Pour évoluer, il ne faut pas cultiver l’ignorance. Mais il faut l’expliquer dans un contexte muséal. »

     

    La professeure souhaite que ce fait suscite une meilleure réflexion sur la représentation des autochtones dans l’espace public. Des plaques commémoratives et des figures positives devraient être ajoutées en leur honneur, croit-elle.













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