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    Montréal et le SPVM s’excusent pour les rafles dans les bars gais

    John Banks, instigateur de la première marche de la fierté à Montréal en 1979, s’entretient avec le maire Denis Coderre lors de l’allocution vendredi à l’hôtel de ville.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir John Banks, instigateur de la première marche de la fierté à Montréal en 1979, s’entretient avec le maire Denis Coderre lors de l’allocution vendredi à l’hôtel de ville.

    La Ville de Montréal et son Service de police (SPVM) ont présenté leurs excuses officielles pour les rafles policières survenues dans les bars gais de la métropole entre les années 1960 et 1990. Ce geste avait été réclamé par Projet Montréal la semaine dernière, avec l’appui de plusieurs organismes oeuvrant auprès de la communauté LGBTQ.

     

    « Nous reconnaissons que les gestes qui ont été posés […] ont porté atteinte aux droits des personnes LGBTQ+ et à leur dignité. C’est pour cette raison que je veux, au nom de la Ville de Montréal, offrir publiquement nos excuses », a déclaré le maire Denis Coderre vendredi.

     

    Le SPVM s’est également excusé pour ces descentes violentes qui ont mené à des centaines d’arrestations. « Nous espérons sincèrement que les personnes qui ont été ciblées et marginalisées à l’époque accepteront de recevoir nos excuses publiques et qu’elles pourront tourner la page dans la sérénité », a affirmé son directeur, Philippe Pichet.

     

    Ces paroles ont été saluées par le président de Fierté Montréal, Éric Pineault. « C’est un bon pas en avant. En s’excusant, on tourne vraiment la page et on pourra progresser vers du positif. » Le maire Coderre a par ailleurs détaillé certaines mesures qui se retrouveront dans la politique de diversité sexuelle et de pluralité de genres de la Ville, dont il a annoncé l’élaboration mercredi.

     

    « Ce que ça veut dire concrètement, c’est de mettre en place un code de conduite, un code d’éthique, de s’assurer qu’on puisse avoir un vocabulaire adéquat […], c’est d’avoir des choses concrètes, comme des toilettes neutres, c’est également de nous assurer qu’on puisse avoir un agent de liaison au niveau de la communauté LGBTQ+ pour que l’on puisse de facto répondre aux besoins de la population », a-t-il énuméré.













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