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    Demandeurs d’asile

    Weil demande à Ottawa d’assumer ses responsabilités

    L’aménagement d’un centre d’hébergement et l’octroi de permis de travail sont prioritaires, dit-elle

    17 août 2017 | Améli Pineda - Avec La Presse canadienne | Actualités en société
    À Montréal, mercredi, des demandeurs d’asile ont fait la queue devant les nouveaux locaux du Programme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile pour y remplir les documents nécessaires à leur requête.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir À Montréal, mercredi, des demandeurs d’asile ont fait la queue devant les nouveaux locaux du Programme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile pour y remplir les documents nécessaires à leur requête.

    La ministre de l’Immigration Katlheen Weil demande à Ottawa d’ouvrir son propre centre d’hébergement et d’accélérer l’octroi des permis de travail pour les demandeurs d’asile.

     

    Mme Weil s’inquiète des conséquences des délais de traitement des requêtes des réfugiés et a demandé mercredi au gouvernement fédéral d’agir rapidement.

     

    « On continue à faire pression. C’est difficile pour nous d’évaluer [les délais], parce que la machine gouvernementale fédérale est énorme. Il y a plusieurs paliers de validation, mais ils sont à l’écoute de toutes nos demandes et sont très sensibles », a-t-elle expliqué.

     

    La ministre de l’Immigration du Québec réclame la mise sur pied d’un grand centre d’hébergement temporaire du fédéral qui servirait avant que les personnes soient transférées dans les centres d’accueil du Québec.

     

    « Ottawa est responsable du traitement des demandes d’asile, et en partie responsable de l’accueil des personnes qui arrivent à la frontière », a-t-elle expliqué. « Lorsqu’on a un excédent de personnes, et qu’on ne peut les accueillir, c’est à eux de prendre la relève. »

     

    Mme Weil souhaite également que les demandeurs d’asile obtiennent plus rapidement un permis de travail.

     

    « Ces gens-là veulent travailler. […] C’est important d’accélérer le traitement », a-t-elle fait valoir.

     

    Avant d’obtenir ce droit, les réfugiés doivent d’abord voir leur demande d’asile être jugée recevable.

     

    Cette requête était jusqu’à tout récemment traitée sur-le-champ par les agents des services frontaliers.

     

    Actuellement, le délai pourrait atteindre jusqu’à sept mois, confirme la ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau.

     

    La ministre Bibeau assure être sensible à la « situation exceptionnelle » vécue au Québec à la suite de l’arrivée massive d’immigrants haïtiens.

     

    Elle refuse de parler de crise et assure collaborer avec le gouvernement provincial.

     

    « [La ministre Weil] partage à haute voix une demande qui est déjà en discussion. La collaboration est là et on tente d’être le plus efficace possible », a-t-elle fait valoir en entrevue avec Le Devoir.

     

    Mme Bibeau a rappelé que du renfort a été envoyé aux agents des services frontaliers. Elle n’a toutefois pas précisé le nombre de ressources supplémentaires.

     

    Les partis d’opposition autant au fédéral qu’au provincial continuent à dénoncer la gestion de l’arrivée massive de réfugiés.

     

    Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a lui aussi demandé à Ottawa d’ajouter « du personnel pour étudier plus rapidement les dossiers ».

     

    Il a aussi appelé Philippe Couillard à informer davantage les demandeurs d’asile qui traversent la frontière : « Qu’on leur dise qu’en majorité ces personnes-là ne se qualifient pas. » Le nombre d’immigrants et de réfugiés reçus par Québec dépasse selon lui la capacité d’intégration de la province.

     

    La chef du Bloc québécois, qui est aussi députée à l’Assemblée nationale, Martine Ouellet, a accusé le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau d’être un « marchand d’illusion ».

     

    Elle demande à Ottawa de suspendre temporairement l’Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis pour éviter deux systèmes en parallèle.

     

    Cette entente signée entre le Canada et les États-Unis prévoit que les réfugiés doivent présenter une demande dans le premier des deux pays où ils sont arrivés. Un individu se présentant à un poste frontalier régulier en provenance des États-Unis pour revendiquer la protection du Canada sera ainsi immédiatement refoulé. Or, cette entente ne s’applique pas à ceux qui traversent la frontière de manière irrégulière, d’où l’affluence sur le chemin Roxham depuis la fin 2016.













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