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    Enquête

    Les Uber de ce monde restent peu populaires au Québec

    La majorité des adultes propriétaires d’un appareil mobile admet s’être connectée à un réseau social le mois précédent le coup de sonde et 67 % d’entre eux disent avoir un compte actif.
    Photo: iStock La majorité des adultes propriétaires d’un appareil mobile admet s’être connectée à un réseau social le mois précédent le coup de sonde et 67 % d’entre eux disent avoir un compte actif.

    Le Québec est friand de communication numérique, mais pas encore au point de consommer massivement en ligne. C’est ce que révèle une étude du CEFRIO — autrement dit, le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations.

     

    La plus récente enquête NETendances, une pratique mise en place par le CEFRIO au début des années 2000, scrute pour la première fois l’économie de partage au Québec. Les résultats dévoilés jeudi ont confirmé l’utilisation massive des réseaux sociaux. Ils soulignent aussi cependant le faible succès des services collaboratifs en transport et en hébergement, ainsi que la maigre participation à des projets de sociofinancement.

     

    Autorisé comme projet pilote depuis octobre 2016, le service de taxi Uber ne rejoint que 6 % de Québécois, un taux qui monte à 10 % dans la région montréalaise et à 21 % chez les 18-24 ans. Lorsqu’il est question de trouver de l’hébergement à distance, seulement 5 % de la population fait appel à Airbnb.

     

    Les plateformes de sociofinancement comme La Ruche ne sont utilisées quant à elles que par 4 % des Québécois, selon NETendances.

     

    Facebook au sommet

     

    Intitulé « Médias sociaux et économie de partage en ligne au Québec », le sondage a été mené de manière traditionnelle, par voie téléphonique et sur un échantillon de 1000 adultes, à raison de quatre collectes entre juin et décembre 2016.

     

    La majorité des adultes propriétaires d’au moins un appareil mobile admet s’être connectée à un réseau social le mois précédant le coup de sonde et 67 % d’entre eux disent avoir un compte actif. Facebook trône au sommet avec 64 % de Québécois qui l’utilisent, YouTube suit avec 57 %, alors que la plupart de ces sites de contenu rejoignent moins de 20 % d’adultes dans la province. Twitter, par exemple, affiche un taux de pénétration de 12 %.
     

     



    Fait notoire des habitudes de consommation en ligne à partir du Québec : le bas taux d’achats réalisés sur les réseaux sociaux (6 %), même si 27 % des adultes interrogés disent avoir consulté Pinterest ou Facebook avant de débourser de l’argent.

     

    Les Québécois seraient-ils des utilisateurs réguliers de l’échange d’information numérique, mais peureux au moment de dépenser ?

     

    « Il faut faire attention lorsqu’on fait cette comparaison, commente Guillaume Ducharme, du CEFRIO. Nous ne pouvons pas être aussi nombreux à utiliser Uber que Facebook. » Les besoins sont différents d’une région à l’autre et d’une tranche d’âge à l’autre, rappelle-t-il. Il croit cependant que le succès québécois des Airbnb du monde se matérialisera tôt ou tard.

     

    « Oui, note Guillaume Ducharme, notre usage est plus bas que ce qui se fait ailleurs. Mais ça ne fait pas longtemps que [ces entreprises d’économie de partage] sont sur le marché québécois. L’effet de la langue joue aussi dans le décalage de leur adoption. »

     

    Changement

     

    Jean-Nicolas Guillemette, d’Uber Québec, n’est pas effrayé par les résultats de l’enquête. Le 10 % atteint à Montréal le satisfait amplement. « Ça veut dire qu’on a rejoint 300 000 à 400 000 individus », dit-il, sans vouloir chiffrer un objectif.

     

    « On assiste à un changement générationnel quant à la mobilité, raisonne le patron québécois d’Uber. Il y a encore 80 % d’usagers de l’auto solo et l’idée est de proposer d’autres solutions. »

     

    Jean-Nicolas Guillemette assure travailler dans un esprit de cohabitation avec les services de transport en commun, de vélo de partage et même de taxi traditionnel dans le même objectif de réduire le trafic urbain.

     













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