300 millions pour rénover le métro de Montréal
L'annonce devait être faite lundi, mais Jean Charest a lui-même ébruité la nouvelle devant des gens d'affaires
Après presque 40 ans d'usure, le métro de Montréal se refera une beauté. Le projet était en marche depuis plus de trois ans; il arrivera en gare lundi.
Québec annoncera lundi prochain des investissements de quelque 300 millions pour la rénovation des équipements fixes du métro de Montréal, question de maintenir la fiabilité d'un réseau devenu vulnérable aux pannes.
Comme l'a confirmé hier le cabinet du ministre des Transports, Yvon Marcoux, il s'agit de la réfection proposée par la Société de transport de Montréal (STM) il y a déjà plus de trois ans au gouvernement du Québec. Le projet concerne les équipements fixes, soit la ventilation, les systèmes de télécommunications, le câblage souterrain, l'alimentation électrique, qui sont désuets. La plupart de ces équipements datent des années soixante.
Lors de son discours hier devant quelque 900 membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le premier ministre Jean Charest a lancé que son gouvernement annoncerait un investissement majeur dans les transports en commun, une information qu'a ensuite enrichie le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
«Nous allons faire l'annonce tous les trois, les trois paliers de gouvernement», a dit le maire Tremblay après l'allocution de M. Charest.
En effet, cette vaste réfection sera financée par Ottawa, Québec et la Ville de Montréal, dans le cadre du programme tripartite des infrastructures. Le cabinet du ministre Marcoux a fait parvenir en fin de journée une lettre de convocation à la presse. La ministre Lucienne Robillard représentera le gouvernement fédéral. Elle sera aux côtés du ministre Marcoux, du maire Tremblay, du président de la STM, Claude Dauphin, et du président de l'Agence métropolitaine de transport, Joël Gauthier.
Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a dit s'attendre à «un plan de financement du transport en commun qui va permettre de continuer à le développer dans la région de Montréal et d'en augmenter sa performance».
«Il y a des secteurs moins développés et des infrastructures vieillissantes. Les wagons de métro n'ont jamais été rénovés. Il y a de la modernisation à entreprendre pour que ce soit plus sécuritaire», a-t-il poursuivi.
À titre d'exemple, le maire Vaillancourt a parlé de la nécessité d'augmenter le nombre des sorties de secours du métro, trop peu nombreuses pour permettre une évacuation rapide, comme cela s'est fait du côté de Laval.
Le maire de Longueuil, Jacques Olivier, a souligné pour sa part que ces investissements auraient des répercussions positives pour la Rive-Sud.
Par ailleurs, le maire de Montréal a dit s'attendre à ce que Québec, dans son budget du 30 mars, ira dans le même sens que le fédéral pour ce qui est de la taxe de vente sur les achats faits par Montréal.
«Malgré les contraintes budgétaires du gouvernement du Québec, j'ai beaucoup d'espoir d'avoir une réponse dans le prochain budget. Le gouvernement fédéral nous a donné 100 % de rabais sur la TPS que nous payons. Nous sommes passés de 57 % à 100 %. On ne paie plus de TPS sur nos achats.»
«En 1993, Montréal avait un rabais de 43,3 % sur la taxe de vente. Il faut que le gouvernement du Québec nous envoie un signal. Je ne m'attends pas à avoir
100 % de la TVQ, mais un signal qu'il va le faire au cours des prochaines années et qu'il commence dans le budget du 30 mars», a plaidé M. Tremblay.
Aux gens d'affaires montréalais venus l'entendre, le premier ministre s'est engagé à soutenir l'économie de Montréal et à trouver de nouvelles sources de financement pour répondre aux besoins en matière de services aux citoyens, plus particulièrement.
«La bataille que se livrent les grandes villes du monde repose aussi sur la qualité de leurs infrastructures. Nous en sommes conscients», a affirmé M. Charest, qui n'a pas poursuivi sur cette lancée. Le budget du 30 mars pourrait bien, à cet égard, illustrer ce qu'il a en tête.
Avec la Presse canadienne
Québec annoncera lundi prochain des investissements de quelque 300 millions pour la rénovation des équipements fixes du métro de Montréal, question de maintenir la fiabilité d'un réseau devenu vulnérable aux pannes.
Comme l'a confirmé hier le cabinet du ministre des Transports, Yvon Marcoux, il s'agit de la réfection proposée par la Société de transport de Montréal (STM) il y a déjà plus de trois ans au gouvernement du Québec. Le projet concerne les équipements fixes, soit la ventilation, les systèmes de télécommunications, le câblage souterrain, l'alimentation électrique, qui sont désuets. La plupart de ces équipements datent des années soixante.
Lors de son discours hier devant quelque 900 membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le premier ministre Jean Charest a lancé que son gouvernement annoncerait un investissement majeur dans les transports en commun, une information qu'a ensuite enrichie le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
«Nous allons faire l'annonce tous les trois, les trois paliers de gouvernement», a dit le maire Tremblay après l'allocution de M. Charest.
En effet, cette vaste réfection sera financée par Ottawa, Québec et la Ville de Montréal, dans le cadre du programme tripartite des infrastructures. Le cabinet du ministre Marcoux a fait parvenir en fin de journée une lettre de convocation à la presse. La ministre Lucienne Robillard représentera le gouvernement fédéral. Elle sera aux côtés du ministre Marcoux, du maire Tremblay, du président de la STM, Claude Dauphin, et du président de l'Agence métropolitaine de transport, Joël Gauthier.
Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a dit s'attendre à «un plan de financement du transport en commun qui va permettre de continuer à le développer dans la région de Montréal et d'en augmenter sa performance».
«Il y a des secteurs moins développés et des infrastructures vieillissantes. Les wagons de métro n'ont jamais été rénovés. Il y a de la modernisation à entreprendre pour que ce soit plus sécuritaire», a-t-il poursuivi.
À titre d'exemple, le maire Vaillancourt a parlé de la nécessité d'augmenter le nombre des sorties de secours du métro, trop peu nombreuses pour permettre une évacuation rapide, comme cela s'est fait du côté de Laval.
Le maire de Longueuil, Jacques Olivier, a souligné pour sa part que ces investissements auraient des répercussions positives pour la Rive-Sud.
Par ailleurs, le maire de Montréal a dit s'attendre à ce que Québec, dans son budget du 30 mars, ira dans le même sens que le fédéral pour ce qui est de la taxe de vente sur les achats faits par Montréal.
«Malgré les contraintes budgétaires du gouvernement du Québec, j'ai beaucoup d'espoir d'avoir une réponse dans le prochain budget. Le gouvernement fédéral nous a donné 100 % de rabais sur la TPS que nous payons. Nous sommes passés de 57 % à 100 %. On ne paie plus de TPS sur nos achats.»
«En 1993, Montréal avait un rabais de 43,3 % sur la taxe de vente. Il faut que le gouvernement du Québec nous envoie un signal. Je ne m'attends pas à avoir
100 % de la TVQ, mais un signal qu'il va le faire au cours des prochaines années et qu'il commence dans le budget du 30 mars», a plaidé M. Tremblay.
Aux gens d'affaires montréalais venus l'entendre, le premier ministre s'est engagé à soutenir l'économie de Montréal et à trouver de nouvelles sources de financement pour répondre aux besoins en matière de services aux citoyens, plus particulièrement.
«La bataille que se livrent les grandes villes du monde repose aussi sur la qualité de leurs infrastructures. Nous en sommes conscients», a affirmé M. Charest, qui n'a pas poursuivi sur cette lancée. Le budget du 30 mars pourrait bien, à cet égard, illustrer ce qu'il a en tête.
Avec la Presse canadienne
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

