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    Piratage

    Élections: les partis politiques vulnérables aux cyberattaques

    17 juin 2017 | Mylène Crête - La Presse canadienne à Ottawa | Actualités en société
    L’agence de renseignement électronique note une hausse à l’échelle mondiale des cybermenaces à l'endroit des démocraties, alors que des questions ont été soulevées sur l’ingérence russe lors des élections présidentielles américaines et françaises.
    Photo: iStock L’agence de renseignement électronique note une hausse à l’échelle mondiale des cybermenaces à l'endroit des démocraties, alors que des questions ont été soulevées sur l’ingérence russe lors des élections présidentielles américaines et françaises.

    Des mesures doivent être prises pour contrer la menace grandissante de cyberattaques avant l’élection fédérale de 2019, selon le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CST).

     

    L’agence de renseignement électronique a publié un rapport vendredi où elle note une hausse à l’échelle mondiale des cybermenaces à l’endroit des démocraties, alors que des questions ont été soulevées sur l’ingérence russe lors des élections présidentielles américaines et françaises.

     

    « Notre gouvernement prend les cybermenaces contre notre démocratie très au sérieux », a affirmé la ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould. Le rapport fait état d’une cyberattaque survenue lors de l’élection fédérale de 2015, qui n’aurait toutefois pas réussi à influencer le processus démocratique. Il s’agit d’Anonymous, un groupe de cyberactivistes, qui avait coulé dans les médias un rapport secret du gouvernement sur les dépassements de coût à l’ambassade du Canada au Royaume-Uni.

     

    Le CST n’a aucune indication que des puissances étrangères auraient tenté d’influencer le résultat de l’élection au moyen de cyberattaques.

     

    La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a dit avoir discuté de ce phénomène avec les alliés du Canada, mais n’a pas précisé si elle avait également soulevé la question avec son homologue russe. « C’est un enjeu qui a fait l’objet de discussions énergiques lors des sommets de l’OTAN et du G7. »

     

    Maillons faibles

     

    Les partis politiques, les élus et les médias sont les plus vulnérables à ce type d’attaques, selon le CST. Le risque est moins élevé pour Élections Canada, qui n’a jamais adopté le vote en ligne.

     

    La numéro 1 du CST, Greta Bossenmaier, s’attend à ce que les cyberactivistes et les cybercriminels utilisent des méthodes plus sophistiquées pour saper l’élection fédérale de 2019. Le CST donne dix conseils sur son site Web, comme s’assurer d’avoir un système d’exploitation à jour.

     

    Depuis janvier 2017, 13 % des pays qui ont tenu des élections nationales ont fait l’objet de cyberattaques. Il peut s’agir de cyberespionnage, d’utilisation des médias et des réseaux sociaux pour propager de fausses informations ou même de stratagèmes pour empêcher les électeurs de voter.

     

    Certains élus se prémunissent déjà contre les cybermenaces. « Toute conversation qui est importante, je ne la fais pas par téléphone [cellulaire] », a avoué le député Alain Rayes.

     

    « Faut agir de façon extrêmement prudente avec tous nos outils, a indiqué le député Pablo Rodriguez. S’assurer qu’on change régulièrement nos mots de passe, qu’on ne les laisse jamais traîner. »













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