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    Idées

    QS refuse le scénario catastrophe de la réélection inévitable des libéraux

    26 mai 2017 | Nika Deslauriers - Présidente de Québec solidaire | Actualités en société
    Québec solidaire a deux nouveaux porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Québec solidaire a deux nouveaux porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.

    Lors de notre congrès chargé, mais galvanisant, les membres de Québec solidaire ont pris des décisions importantes. Le programme de notre parti est maintenant complété, nous avons deux nouveaux porte-parole qui ont le vent dans les voiles, nous avons choisi d’entreprendre des négociations en vue d’une fusion avec Option nationale.

     

    Bien sûr, beaucoup d’encre a coulé sur la question brûlante visant certains des pactes électoraux avec le Parti québécois. Les discussions sur cette question ont été intenses, nos membres en ont débattu durant plusieurs mois, à plusieurs occasions, dans différentes instances. C’est donc à l’issue d’une réflexion bien mûre que nous avons choisi d’avoir confiance en nos moyens et d’offrir la chance à tous les Québécois et Québécoises de voter pour Québec solidaire. Nous avons refusé de nous laisser décourager par les scénarios catastrophes et hâtifs qui prophétisent la réélection inévitable du Parti libéral sans pactes électoraux. Nous avons l’ambition de prouver qu’ils ont tort.

     

    C’est aussi dans cette optique que nous souhaitons aborder la question de l’indépendance du Québec. C’est donc avec optimisme que nous entrevoyons la suite des travaux avec la société civile et les partis politiques souverainistes, et ce, malgré le tumulte des derniers jours. Nous sommes d’avis qu’il ne fallait pas mélanger la question de pactes électoraux pour 2018 et la question de la mécanique d’accession à l’indépendance. Oui, nous avons fait le choix de présenter des candidates et candidats solidaires dans tous les comtés en 2018. Mais cette décision n’entre pas en contradiction avec la poursuite des travaux sur la feuille de route pour l’indépendance. Nous avons cependant conscience que cette décision a pu décevoir les autres partis à la table du OUI Québec. C’est pourquoi nous jugeons, comme la présidente du OUI Québec, Mme Claudette Carbonneau, qu’une mise sur la glace des discussions est une bonne chose pour le moment.

     

    Place à la collaboration

     

    Par ailleurs, nous tenons à réaffirmer que nous continuerons à collaborer aux travaux du OUI Québec au moment opportun. La collaboration de différents politiques sur des enjeux qui les rassemblent est tout à fait souhaitable. Nous en sortirons toutes et tous plus forts. C’est d’ailleurs le cas sur la question du mode de scrutin proportionnel pour lequel tous les partis sauf le Parti libéral du Québec se sont entendus grâce à l’initiative du Mouvement démocratie nouvelle.

     

    Comme ce fut le cas pour la réforme du mode de scrutin, nous sommes ravis du ralliement du mouvement social et des autres partis derrière notre projet. Dans le cas de l’indépendance, c’est l’assemblée constituante comme mode d’accession au pays qui fait maintenant consensus et c’est une excellente nouvelle. Cette option que nous défendons depuis des années fait du chemin. Nous avons bon espoir que la poursuite des travaux avec le OUI Québec nous permettra de convaincre les autres partis et les mouvements indépendantistes de la société civile que nous gagnons à viser une consultation populaire large, démocratique et rassembleuse pour faire du Québec un pays.

     

    C’est avec beaucoup de fierté et d’enthousiasme que nous sommes toutes et tous ressortis de ce grand congrès. Et c’est sans naïveté que nous nous attelons à la tâche colossale qui nous attend : celle de rallier le plus de gens possible à notre projet de pays. Nous ne ménagerons aucun effort pour faire connaître nos positions, notre programme et pour convaincre le Québec que notre ambition de changement est à portée de main. Fort de plus de dix ans sur le terrain politique, nous avons confiance que des centaines de milliers de personnes partagent notre vision d’un Québec indépendant plus juste et plus vert.

     

    Cette confiance réaffirmée en notre parti, nous voulons la partager avec tout le Québec. Nous voulons que la population reprenne possession de ses pouvoirs et de sa démocratie. Nous voulons que, comme nous, les Québécoises et les Québécois puissent sans complexe revendiquer ce qui leur est dû : un système de santé et d’éducation gratuit et de qualité, une économie au service des gens, des conditions de vie et de travail décentes, un environnement sain, une démocratie qui fonctionne. Nous voulons que ceux et celles qui croient en un Québec meilleur se donnent le droit d’y croire et de travailler avec nous à ce qu’il devienne réalité. Nous n’avons pas à avoir honte de nos revendications légitimes, de nos aspirations réalisables, de notre option politique. L’élection d’un gouvernement de gauche au Québec est non seulement souhaitable, mais elle est surtout possible et elle sera profitable pour ses citoyens et citoyennes.













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