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    Terrebonne

    Vers un projet pilote de bus sans chauffeur

    Des enfants ont fait la découverte d’un minibus autonome, mardi, au sommet de l’Union internationale des transports publics.
    Photo: Jacques Nadeau Le devoir Des enfants ont fait la découverte d’un minibus autonome, mardi, au sommet de l’Union internationale des transports publics.

    Ce serait une première au Québec. La Ville de Terrebonne souhaite déployer un minibus autonome, sans chauffeur, dans l’éco-quartier Urbanova, qui doit accueillir 35 000 résidants entre la rivière des Mille Îles et l’autoroute 640.

     

    Ce véhicule électrique amènerait les gens vers le terminus d’autobus qui dessert le quartier, explique le maire de Terrebonne, Stéphane Berthe. Il souhaite implanter un projet-pilote d’un an pour déterminer si ce type de minibus peut rouler au Québec. La Ville attend l’autorisation du ministère des Transports du Québec et de la Société de l’assurance automobile du Québec.

     

    « On va faire un projet-pilote constructif durant un an pour démontrer qu’on est capables d’avoir ce type de véhicule-là au Québec, dans des conditions hivernales aussi », dit Stéphane Berthe.

     

    Le maire a embarqué à bord d’une de ces navettes de conception française, mardi au centre-ville de Montréal. L’entreprise Navya a apporté à Montréal un exemplaire de ce bus autonome pour le sommet de l’Union internationale des transports publics, qui a lieu au Palais des congrès.

     

    Système sophistiqué

     

    Le Devoir a fait une courte promenade avec le maire de Terrebonne et des représentants des entreprises Navya et Keolis (celle-ci exploite le réseau de transport public de la MRC des Moulins, qui regroupe Terrebonne et Mascouche).

     

    Grâce à un système sophistiqué de capteurs, de radars, de caméras en « stéréovision » et de GPS précis au centimètre près, la navette autonome tient la route, arrête aux intersections et laisse passer les piétons.

     

    Au moment de notre déplacement, la présence d’un gros autocar interurbain, garé rue Viger, a toutefois provoqué l’arrêt de la navette autonome.

     

    Des exemplaires de ce véhicule sont en circulation à 35 endroits dans le monde, explique Nicolas de Cremiers, directeur du marketing de la firme Navya.

     

    « On a transporté plus de 130 000 passagers et pour le moment on touche du bois : tout le monde va bien », dit-il.

     

    Une navette autonome comme celle-là dessert la ville de Lyon, en France. Le véhicule, qui peut transporter 15 passagers, fait un parcours de 1,3 km entre une station de tramway et le quartier Confluence, qui héberge des bureaux et un centre commercial.

     

    « Ce véhicule est le complément idéal du service de transport classique », dit Jean-Pierre Farandou, président de la firme Keolis — propriété de la SNCF (70 %) et de la Caisse de dépôt et placement du Québec (30 %). La navette autonome permet de faire le premier et le dernier kilomètre des déplacements urbains, à la sortie des gares.

     

    La société française Easymile cherche aussi à implanter au Canada une navette autonome avec la société de transport Transdev. La navette rouge a roulé dans les rues de Montréal au cours des derniers jours.













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