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    Lettres

    Le PIB du français… et de l’anglais ?

    14 mars 2017 | Mario Périard Montréal, le 13 mars 2017 | Actualités en société

    Dans son dernier papier, Jean-Benoît Nadeau évoque avec justesse la myopie des Français concernant la pertinence de leur langue qu’ils semblent maintenant ne percevoir qu’à travers le prisme rapetissant de leurs maîtres à penser anglo-américains.

     

    Il serait par ailleurs intéressant de chiffrer les avantages économiques que retirent les pays anglo-saxons de leur langue qu’ils imposent unilatéralement comme lingua franca au reste du monde (avec la complicité des élites nationales d’un peu partout) ainsi que les coûts correspondants que doivent assumer tous les autres pays non anglophones. Il y a bien eu le rapport Grin, qui nous a donné des chiffres pour l’Europe, et Robert Phillipson (Linguistic Imperialism), qui a tenté de quantifier un peu la dimension économique de cet impérialisme linguistique, mais l’évaluation exhaustive est encore à faire.

     

    L’impérialisme linguistique n’est pas plus acceptable, ni plus inévitable que les autres types d’impérialismes. L’évaluation à faire et la diffusion des coûts et bénéfices liés à l’imposition d’une langue nationale au reste du monde amèneraient certainement une remise en question de la dynamique actuelle de la communication internationale et commerciale. Cette remise en question serait également facilitée aujourd’hui par le déclin relatif des pays anglophones et la montée en puissance de pays non anglophones (Chine, Russie, Brésil, Inde, etc.). Un nouvel ordre linguistique mondial est tout aussi possible que souhaitable.













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