dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Changements climatiques - Un expert en environnement prévoit une grave pénurie de céréales

8 mars 2004  Actualités en société
Ottawa — Le monde va bientôt connaître une grave pénurie de céréales qui déstabilisera les pays pauvres et les marchés financiers et fera grimper le prix des aliments.

Selon Lester Brown, fondateur du Earth Policy Institute, de Washington, les changements climatiques et la baisse des réserves d'eau pour l'agriculture dans le monde vont provoquer une véritable crise alimentaire dans le monde entier d'ici deux ans.

«Depuis des années, je dis que si les tendances environnementales des dernières décennies continuent, nous allons nous retrouver dans le pétrin», affirme M. Brown, qui était en visite à Ottawa la semaine dernière.

«Ce qui n'était pas évident, c'était sous quelles formes se présenteraient les problèmes et quand? Maintenant je pense que les ressources alimentaires seront touchées en premier et cela d'ici deux ans.»

Auteur de plusieurs livres et lauréat de plusieurs prix, M. Brown a été déjà été qualifié par le Washington Post «d'un des plus grands penseurs de la planète».

Le cas de la Chine

Selon lui, la production de céréales n'a pas augmenté depuis huit ans et n'a pu suffire à la demande depuis quatre ans. En Chine, dit-il, la production était de 70 millions de tonnes inférieure à la demande, l'année dernière, soit l'équivalent de toute la production annuelle canadienne.

Les agriculteurs chinois puisent trop d'eau dans la nappe phréatique alors que les températures continuent de grimper à cause de l'effet de serre, ce qui réduit le rendement, ajoute-t-il. Selon lui, pour chaque hausse

de 1 degré de température en moyenne, le rendement des céréales baisse de 10 %.

Dès l'année prochaine, prévoit-il, la Chine devra acheter des quantités massives de céréales sur les marchés, causant une hausse rapide des prix des aliments, qui sont actuellement à leurs niveaux les plus bas depuis 30 ans.

«À l'échelle internationale, cela pourrait se traduire par une augmentation de l'instabilité politique dans les pays pauvres qui importent déjà de grandes quantités de céréales. Et cette instabilité influencera à son tour l'essor économique global. En même temps, l'environnement qui a été négligé depuis des décennies continue de se dégrader et il faudra bien

s'occuper du problème», ajoute le spécialiste.

Tout en reconnaissant que l'industrie agricole traditionnelle ne partage pas ses appréhensions, M. Brown n'est quand même pas complètement pessimiste.

On ne sait jamais comment les sociétés vont réagir en situation d'urgence. Tout dépendra des leaders en place, dit-il.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012