Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Lettre

    Le français recule-t-il au Québec ?

    9 février 2017 | Louise-Laurence Larivière, linguiste Le 3 février 2017 | Actualités en société

    Oui, il recule. Voici quelques exemples. Autrefois, les artistes partaient en tournée, se produisaient sur une scène et se donnaient la réplique. Maintenant, ces artistes sont sur la route (on the road), sur un stage et oublient parfois leurs lignes (lines). Autrefois, les joueurs de hockey jouaient à l’étranger. Maintenant, eux aussi sont sur la route. Certains titres d’émissions de télévision possèdent un mot français : Star Académie, Star Système, mais la structure inversée n’est pas française, mais anglaise. On devrait dire L’Académie des stars et Vedettariat (non pas le Système des stars). Le titre inversé Fatale-Station est aussi un anglicisme, alors que l’on devrait dire Station fatale. De plus, pourquoi ces germanismes : Oktobierfest (à Sainte-Adèle) et Igloofest (à Montréal) ? Le Festival de la bière et le Festival de la neige ou le Festival d’hiver ne sont pas des titres assez accrocheurs ? Que dire, finalement, de ce cri du coeur de France Beaudoin lors de l’émission En direct de l’univers du Jour de l’An : « Hallelujah de Leonard Cohen est la plus belle chanson québécoise » ? Quand on en est à qualifier une chanson en anglais de « plus belle chanson québécoise » (indépendamment de la qualité de cette chanson), on peut se poser des questions sur l’avenir du français au Québec !













    Envoyer
    Fermer