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    Les meilleurs voeux de… Aurélie Lanctôt

    4 janvier 2017 | Florence Sara G. Ferraris - Avec Paul Cauchon | Actualités en société
    Aurélie Lanctôt
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Aurélie Lanctôt

    Que retenez-vous de 2016 ? Quels sont vos plus grands espoirs pour 2017 ? Le Devoir a sondé l’âme de cinq personnalités qui partagent pour vous leur pensée. Nous poursuivons notre série de capsules — en textes et en vidéo — avec l’essayiste et féministe Aurélie Lanctôt.


    L’année 2016 en aura été une de grand ressentiment, soutient l’auteure Aurélie Lanctôt. D’abord latent, puis bouillonnant, tant à l’étranger qu’à l’intérieur même des frontières québécoises, ce sentiment de dépossession aura bousculé une forme de statu quo au courant de la dernière année. « On ne peut pas passer à côté de 2016 sans parler du ressentiment, de la rage qui a eu une large tribune. Ç’a eu une incidence considérable sur la scène internationale. »
     

    « J’ai l’impression qu’il y a un sentiment de désarroi profond chez une grande partie de la population », renchérit la jeune femme. Population qui a été amenée à s’exprimer à quelques reprises au courant des derniers mois, menant à des résultats surprenants, voire choquants, selon celle qui s’est jointe, sur le tard, au mouvement populaire « Faut qu’on se parle », dont la tournée d’assemblées de cuisine a fait largement jaser cet automne.

     

    « On n’a qu’à penser aux résultats du Brexit ou à l’élection de Donald Trump aux États-Unis », qui sont selon elle deux exemples patents de cette méfiance galopante à l’égard d’une élite « déconnectée ». « De toute évidence, il y a une méfiance qui s’est exprimée à l’égard d’un certain establishment qui dans les 30, voire les 40 dernières années a oublié de faire son autocritique. Ça a peut-être contribué à alimenter le cynisme chez certaines personnes. En tout cas, ça s’est exprimé de façon très tranchée en 2016. »

     

    Au Québec, le mécontentement généralisé est sans doute dû aux nombreuses mesures d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement depuis l’élection en 2014, insiste Aurélie Lanctôt. « Il y a beaucoup de gens qui sont tout simplement épuisés. » Et l’épuisement est, très certainement, un terreau fertile pour le ressentiment, lâche-t-elle avec un soupir.

     

    Bien que réaliste quant aux possibles changements à venir, Aurélie Lanctôt demeure optimiste pour l’année à venir. Reste à savoir comment on répondra au mécontentement ambiant. « Ça peut aller d’un côté comme de l’autre, avance prudemment la jeune femme. Ça peut mener à davantage de haine et de division, mais je reste convaincue que, si on y répond avec solidarité et unité, on pourra avoir une meilleure année 2017. »













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