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    Le taux d’inoccupation de logements reste stable

    Au Québec, le loyer moyen s’établissait à 751$ pour un appartement de deux chambres.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Au Québec, le loyer moyen s’établissait à 751$ pour un appartement de deux chambres.

    Le marché locatif jouit d’une grande stabilité, tant à Montréal que dans ses banlieues et dans la plupart des autres régions du Québec, révèle l’enquête sur les logements locatifs diffusée lundi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

     

    Alors qu’environ 4,4 % des 836 000 logements locatifs de la province étaient vacants en date du mois d’octobre, cette proportion se situait à 3,9 % dans la métropole, des résultats à peu près identiques à ceux de l’année précédente.

     

    Immigration

     

    Comme ailleurs, la disponibilité des logements varie grandement d’un type à l’autre, dans le Grand Montréal : près de 6 % des studios demeuraient à louer, contre 4,4 % pour les appartements d’une chambre, 3,4 % pour ceux de deux chambres et 3,3 % pour ceux de trois chambres ou plus.

     

    Dans la région métropolitaine, la demande a été soutenue principalement par une augmentation marquée de l’immigration. L’offre a augmenté sensiblement au même rythme, avec l’ajout de 2500 nouveaux logements depuis la dernière enquête.

     

    Toutes tailles confondues, le loyer moyen s’élève aujourd’hui à 760 $ à Montréal et dans ses banlieues, en hausse de deux points par rapport à 2015. Ce prix moyen varie toutefois énormément en fonction du quartier.

     

    Le loyer moyen des appartements de deux chambres dans la région de Montréal était de 791 $. À l’échelle provinciale, ce prix atteint 751 $. Québec est aux prises avec le loyer moyen le plus élevé, à 808 $, tandis que Trois-Rivières et Saguenay se classent bons derniers, avec un loyer moyen de 587 $. La variation du loyer moyen se chiffrait à 1,5 % pour l’ensemble de la province.

     

    Cette mince hausse du prix des loyers est inférieure à l’augmentation des taxes municipales imposées aux propriétaires d’unités locatives, a déploré l’Association des propriétaires du Québec. Ces statistiques « effraient le marché », avance-t-elle. Les loyers beaucoup plus bas qu’ailleurs au pays favorisent les locataires québécois, mais réduisent la marge de manoeuvre financière des propriétaires nécessaire pour remettre le parc immobilier en bon état, fait pour sa part valoir la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.

     

    Sans surprise, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui s’exprime au nom des locataires québécois, voit les choses bien différemment. Si de façon générale le taux de logements inoccupés atteint un niveau sain, l’offre de grands logements abordables destinés aux familles est beaucoup plus faible, fait valoir le porte-parole François Saillant.

     

    Trois-Rivières et Saguenay

     

    Parmi les régions avec des taux d’inoccupation plus élevés, soulignons Trois-Rivières, avec 6,2 %, ou encore Saguenay, avec 7 %. À Montréal, ce sont les secteurs de Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies et Montréal-Est qui remportent la palme du nombre d’appartements vides, avec 6,8 % de vacance. Le quartier de Mercier affichait, avec 1,5 %, le taux d’inoccupation le plus faible de l’île.

     

    Dans les arrondissements montréalais d’Anjou et Saint-Léonard, le taux d’inoccupation des logements de trois chambres à coucher et plus n’est que de 0,2 %. Dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, il stagne à 0,3 %. À Blainville et Sainte-Thérèse, il est de 0,5 % et à Laval de 1,7 %, souligne le FRAPRU, « Le taux d’inoccupation des logements familiaux de trois chambres à coucher et plus a chuté à 1,5 % à Rouyn-Noranda et à 1,0 % à Mont-Laurier. Aux îles de la Madeleine, il est carrément de 0 %. »













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