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    Jacques Grand’Maison, le professeur inspirant

    9 novembre 2016 | Yves Lever Montréal, le 8 novembre 2016 | Actualités en société

    Au début des années 1970, j’étudiais en théologie à l’Université de Montréal. Jacques Grand’Maison coanimait un séminaire de maîtrise que j’ai eu grand plaisir à suivre. Il était passionnant et savait stimuler toutes les recherches personnelles. Je n’ai jamais oublié ce qui était le leitmotiv des rencontres et des travaux : il faut toujours questionner ce qui nous est donné comme une évidence… toujours se demander si le contraire d’une vérité n’amène pas à une autre vérité… toujours expérimenter des idées nouvelles… Dans mon métier de professeur, je ne l’ai jamais oublié. D’une certaine façon, cela a fait partie de la démarche qui m’a amené à l’athéisme. Comme j’habitais près de l’université, avec quelques camarades jésuites, il venait souvent souper avec nous : quels échanges nous avons eus sur la modernité et tout ce qui s’ensuit, sur la symbolique, qui m’intéressait particulièrement et sur laquelle il a publié un ouvrage qui demeure très actuel.

     

    Un peu plus tard, il publiait Au mitan de la vie, une réflexion sur son vécu et sa vie intellectuelle dans la société québécoise. Je viens d’en relire beaucoup de lignes et de paragraphes que j’avais surlignés. C’est pour moi son oeuvre la plus attachante. Je transcris les dernières lignes, qui m’inspirent toujours : « Dans la cacophonie actuelle, nous allons peut-être réapprendre à nous comprendre, à nous aimer à travers l’échange attentif et positif de ce qui nous fait vivre, lutter et espérer ».













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