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    Le nouveau pont Champlain coûtera 301 millions de dollars de moins sans péage

    Les postes de péage ont été retirés sur l’actuel pont Champlain au début des années 1990.
    Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Les postes de péage ont été retirés sur l’actuel pont Champlain au début des années 1990.

    Ottawa — Une note interne du gouvernement fédéral indique que la décision des libéraux d’abandonner le péage sur le « nouveau pont Champlain » permettra d’économiser environ 301 millions $ lors de sa construction.

    Au bureau du ministre des Infrastructures, Amarjeet Sohi, un porte-parole n’a pas voulu s’avancer sur le sujet, disant simplement que les coûts fixés à 4,23 milliards $ ne seraient pas dépassés.

     

    Le projet de 4,23 milliards $ était devenu un sujet de controverse et de promesses électorales à la suite de la décision du précédent gouvernement conservateur d’imposer le péage sur cette infrastructure fédérale, alors que les postes de péage avaient été retirés sur l’actuel pont Champlain au début des années 1990.

     

    Dans une note interne secrète préparée en décembre pour le ministre fédéral de l’Infrastructure, Amarjeet Sohi, on lit que les partenaires privés du projet avaient déjà été avisés d’abandonner les travaux pour tout aménagement visant le péage sur le nouveau pont.

    La note précise toutefois que le montant de 301 millions $ d’économies ne sera pas confirmé tant que les négociations avec le partenaire privé du projet, le consortium Signature sur le Saint-Laurent (SSL), ne seront pas terminées. Celles-ci pourraient durer jusqu’à 18 mois, disait-on en décembre.

    « Nous avons engagé des pourparlers avec SSL en ce qui a trait aux détails financiers et nous ne sommes pas en mesure de fournir des informations sur l’estimation des économies », a indiqué vendredi un porte-parole de M. Sohi, Brook Simpson, par courriel.

     

    Le document, obtenu par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information, ne précise toutefois pas combien le péage aurait pu rapporter au gouvernement fédéral, propriétaire de cette infrastructure jetée au-dessus du Saint-Laurent.

    Celui-ci avait été rédigé en prévision d’une rencontre du ministre Amarjeet Sohi, le 14 décembre dernier, avec le Bureau du conseil privé et le Bureau du premier ministre.

     

    Le ministre fédéral Amarjeet Sohi était d’ailleurs sur le chantier à Montréal vendredi pour dresser l’état des lieux, en compagnie notamment du ministre québécois des Transports, Jacques Daoust, du ministre responsable de la région, Martin Coiteux, et du maire de Montréal, Denis Coderre.

     

    Un an après le début des travaux, le consortium choisi par Ottawa, Signature sur le Saint-Laurent, s’apprête maintenant à installer les 38 semelles de béton qui seront déposées au fond du fleuve, sur 3,4 km, entre Montréal et Brossard.

     

    Le gouvernement de Justin Trudeau n’est toutefois pas opposé à toute forme de péage sur le pont.

    Ce dernier a montré une ouverture à des systèmes d’utilisateur-payeur alors qu’il envisage des modèles de financement des infrastructures impliquant des investisseurs institutionnels. Des fonds de pension, notamment, pourraient être mis à contribution.

    Les responsables de régimes de retraite se sont montrés favorables à investir dans des projets d’infrastructures seulement si les retombées de ceux-ci sont certaines et prévisibles.

    Selon Ottawa, la construction du nouveau pont Champlain suit l’échéancier établi et le gouvernement garde le cap pour l’ouverture en décembre 2018.













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