Crise du logement - De l'hôtel à la polyvalente
Le nombre de sans-logis continue d'augmenter
Les sans-logis du 1er juillet, jusque-là hébergés dans des hôtels et dans les résidences étudiantes de l'Université de Montréal, ont commencé à être déplacés hier vers la polyvalente Saint-Henri.
Mais l'opération a rencontré quelques résistances, les familles n'étant guère heureuses de quitter l'intimité d'une chambre pour se retrouver dans un gymnase ou partager une classe avec un autre ménage. Un mécontentement que Michel Prescott, vice-président du comité exécutif et responsable du dossier de l'habitation, dit comprendre. Mais la Ville n'avait pas le choix.
«Il faut comprendre que les hôtels et les résidences de l'Université de Montréal n'étaient pas disponibles plus longtemps car les chambres étaient réservées pour d'autres clients. Mais je pense pouvoir rassurer les gens. Évidemment, ils ne sont pas dans un hôtel, mais ils sont dans un lieu relativement confortable.»
La polyvalente, dit-il, offre de l'espace pour les enfants. Il y a une piscine à proximité, de même qu'une bouche de métro, et il existe une possibilité de concentrer les services d'aide offerts par la Ville.
Une vingtaine de ménages ont donc quitté le motel Universel hier: quatre ont obtenu un logement grâce à l'Office municipal d'habitation et 17 se sont rendus à la polyvalente Saint-Henri. Les 39 ménages à l'Université de Montréal quitteront les lieux aujourd'hui; les 26 ménages qui logent au motel Taj Mahal suivront demain. Ils iront rejoindre les 28 adultes déjà hébergés à la polyvalente.
Les gens qui ont des problèmes particuliers, de santé mentale par exemple, seront peut-être logés ailleurs. On y va au cas par cas, a indiqué M. Prescott. Ainsi, les responsables de l'opération ont indiqué qu'on a laissé un couple deux jours de plus au motel parce que la jeune femme était enceinte de huit mois.
Au total, 249 personnes — dont le tiers d'enfants — étaient encore logées, hier, par la Ville de Montréal, un nombre en augmentation depuis le 1er juillet, où l'on comptait 159 personnes hébergées. De même, 201 ménages avaient laissé leurs meubles en entreposage à la Ville, contre 107 lundi.
M. Prescott ne sait pas combien de temps la situation durera et refuse de faire des prévisions. Le but, dit-il, c'est d'aider les gens à trouver un logement permanent, et tous les efforts sont faits à cet égard. Mais peut-on envisager que des gens restent à la polyvalente tout l'été? «J'espère que non!», a répondu M. Prescott.
François Saillant, du FRAPRU, ne comprend pas qu'on ait pu penser que la situation ne durerait que quelques jours et qu'on envoie les gens dans un gymnase. «On parle de 250 personnes, c'est quand même pas rien! Comment va-t-on s'assurer que leur intimité soit respectée et leur sécurité assurée?», s'interrogeait-il hier.
Mais l'opération a rencontré quelques résistances, les familles n'étant guère heureuses de quitter l'intimité d'une chambre pour se retrouver dans un gymnase ou partager une classe avec un autre ménage. Un mécontentement que Michel Prescott, vice-président du comité exécutif et responsable du dossier de l'habitation, dit comprendre. Mais la Ville n'avait pas le choix.
«Il faut comprendre que les hôtels et les résidences de l'Université de Montréal n'étaient pas disponibles plus longtemps car les chambres étaient réservées pour d'autres clients. Mais je pense pouvoir rassurer les gens. Évidemment, ils ne sont pas dans un hôtel, mais ils sont dans un lieu relativement confortable.»
La polyvalente, dit-il, offre de l'espace pour les enfants. Il y a une piscine à proximité, de même qu'une bouche de métro, et il existe une possibilité de concentrer les services d'aide offerts par la Ville.
Une vingtaine de ménages ont donc quitté le motel Universel hier: quatre ont obtenu un logement grâce à l'Office municipal d'habitation et 17 se sont rendus à la polyvalente Saint-Henri. Les 39 ménages à l'Université de Montréal quitteront les lieux aujourd'hui; les 26 ménages qui logent au motel Taj Mahal suivront demain. Ils iront rejoindre les 28 adultes déjà hébergés à la polyvalente.
Les gens qui ont des problèmes particuliers, de santé mentale par exemple, seront peut-être logés ailleurs. On y va au cas par cas, a indiqué M. Prescott. Ainsi, les responsables de l'opération ont indiqué qu'on a laissé un couple deux jours de plus au motel parce que la jeune femme était enceinte de huit mois.
Au total, 249 personnes — dont le tiers d'enfants — étaient encore logées, hier, par la Ville de Montréal, un nombre en augmentation depuis le 1er juillet, où l'on comptait 159 personnes hébergées. De même, 201 ménages avaient laissé leurs meubles en entreposage à la Ville, contre 107 lundi.
M. Prescott ne sait pas combien de temps la situation durera et refuse de faire des prévisions. Le but, dit-il, c'est d'aider les gens à trouver un logement permanent, et tous les efforts sont faits à cet égard. Mais peut-on envisager que des gens restent à la polyvalente tout l'été? «J'espère que non!», a répondu M. Prescott.
François Saillant, du FRAPRU, ne comprend pas qu'on ait pu penser que la situation ne durerait que quelques jours et qu'on envoie les gens dans un gymnase. «On parle de 250 personnes, c'est quand même pas rien! Comment va-t-on s'assurer que leur intimité soit respectée et leur sécurité assurée?», s'interrogeait-il hier.
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