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    ÉCOTECH

    Au centre de l’écosystème des innovations écologiques

    23 janvier 2016 | Arnaud Stopa - Collaborateur | Actualités en société
    Écotech Québec est une grappe, c’est-à-dire un rassemblement de l’écosystème des innovations écologiques au Québec. Dans cet écosystème se retrouvent certes des firmes vertes, mais également des scientifiques, des compagnies de technologies associées à l’environnement et l’énergie, ainsi que des investisseurs.
    Photo: Zoran Zeremski IStock Écotech Québec est une grappe, c’est-à-dire un rassemblement de l’écosystème des innovations écologiques au Québec. Dans cet écosystème se retrouvent certes des firmes vertes, mais également des scientifiques, des compagnies de technologies associées à l’environnement et l’énergie, ainsi que des investisseurs.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Constitué en 2009, Écotech Québec met en relation de jeunes pousses, des financiers et des entreprises utilisatrices de technologies d’innovations à saveur écologique.

     

    Écotech Québec est une grappe, c’est-à-dire un rassemblement de l’écosystème des innovations écologiques au Québec. Dans cet écosystème se retrouvent certes des firmes vertes, mais également des scientifiques, des compagnies de technologies associées à l’environnement et l’énergie, ainsi que des investisseurs.

     

    L’organisme cherche à conseiller les décideurs politiques sur les politiques publiques qui rendraient les conditions plus propices pour le développement des technologies propres. Mais sa mission principale est d’accompagner les sociétés en démarrage dans leur progression, afin qu’elles puissent se financer et commercialiser leurs innovations, tant au Québec qu’à l’international.

     

    « En ce moment, on regarde des façons d’aider les jeunes pousses en octroyant un fonds d’amorçage pour les aider à concrétiser leurs idées, dit Denis Leclerc, directeur général d’Écotech Québec. On aide aussi les entreprises qui cherchent des bancs d’essai, des vitrines pour leurs innovations. Le troisième enjeu, c’est ce qu’on appelle la commercialisation des innovations : il faut qu’elles soient prêtes à être utilisées. On les rapproche ainsi des utilisateurs potentiels. De plus, il faut permettre à nos entreprises innovantes de découvrir de nouveaux marchés, que cela soit ici ou à l’étranger. »

     

    Soutien de Fondaction

     

    Fondaction a joué un rôle important dans la création d’Écotech Québec. Membre fondateur en 2009, l’organisme reste toujours actif en son sein. « L’ADN de Fondaction colle très bien avec les objectifs de la grappe, c’est-à-dire de développer davantage les innovations. Oui, réduire l’impact sur l’environnement ; oui, réduire les émissions de gaz à effet de serre ; mais oui aussi, créer de la richesse, créer des conditions pour le développement économique du Québec, tout en étant responsables du point de vue environnemental. En plus, Fondaction investit dans des entreprises avec une optique de “capital patient” ; ils sont là pour le développement des entreprises. Ils ne sont pas à la recherche d’un retour immédiat, mais ont plutôt une vision à moyen et long terme, alors c’est ce que ça nous demande au Québec lorsqu’on veut développer des innovations. »

     

    Denis Leclerc estime que, plus que Fondaction, c’est son président Léopold Beaulieu qui a animé l’action de son institution au sein de la grappe. « Par sa vision, il a été important pour nous. Dès le début, il a été — et est toujours — en première ligne pour participer activement aux activités de la grappe. Tous les membres d’Écotech Québec lui doivent un très grand respect pour l’ensemble de ses efforts au Québec en matière d’économie verte. »

     

    Maintenir la réputation

     

    De retour de la conférence des parties de Paris (COP21), qui a vu émerger un accord de limitation de l’augmentation de la température mondiale « bien en deçà » de 2 degrés au-dessus du seuil préindustriel, Denis Leclerc estime que le Québec a tenu son rang de leader dans la lutte contre le réchauffement climatique. « Le Québec, par ses actions, par ses intentions, montre la voie. C’est un exemple à suivre, selon Al Gore [vice-président des États-Unis de 1992 à 2000 et Prix Nobel de la paix 2007]. Il désignait le Québec comme un exemple à suivre pour d’autres pays, d’autres États fédérés. Après, tous les efforts que le premier ministre [du Québec, Philippe Couillard] et le ministre de l’Environnement [David Heurtel] ont faits à Paris, ça ne fait que bonifier la réputation que le Québec a à l’étranger, mais aussi à l’intérieur du Canada. Il y avait eu des rencontres entre les premiers ministres des provinces et la ministre de l’Environnement [Catherine] McKenna, et c’était unanime : l’ensemble des premiers ministres des provinces et des territoires louangeaient les efforts et le leadership du Québec. »

     

    Bien que le gouvernement libéral actuel soit accusé de tirer la couette dans les deux sens — en prônant l’exemplarité écologique, d’un bord, en soutenant les projets de prospection d’énergies fossiles ou de la cimenterie de Port-Daniel, qui émettra 10 % des GES du secteur industriel d’ici 2020, de l’autre —, celui qui est aussi président de l’International Cleantech Network, une autre grappe sise à Copenhague, souhaite relativiser : « Personne n’est parfait. Il y a aussi des situations qui sont présentes et pour lesquelles des groupes d’intérêts ou même le gouvernement peuvent avoir des opinions contraires. Alors, s’il y a des projets qui légalement peuvent se poursuivre, il faut utiliser le processus démocratique, les lois et les règlements qui s’appliquent ici au Québec. […] Regardez Copenhague. Tout le monde dit Copenhague, c’est la ville la plus verte, c’est fantastique. Mais quand tu regardes de plus près, ce qu’ils font, c’est brûler les sacs-poubelle pour faire de l’énergie électrique. Alors qu’ici, c’est illégal de faire ça. Tandis qu’au Danemark, c’est légal, et c’est l’une de leurs sources d’électricité. Est-ce que ça veut dire que la réputation de Copenhague est désastreuse ? Non. Le plus important, c’est la direction vers laquelle on va pour pouvoir atteindre les objectifs. C’est ça qui fait qu’on est crédible ou non à l’international. »

     

    C’est dans cette disposition qu’Écotech doit s’intégrer, afin de surveiller l’application dans le réel de l’accord de Paris. « On accepte l’accord de Paris, maintenant il faut le mettre en oeuvre. Qu’est-ce qu’on va faire qui va nous permettre d’atteindre les objectifs qu’on s’est donnés ? L’ensemble de ces feuilles de route, inévitablement, ça va inclure les technologies propres, parce qu’elles sont le pivot des efforts dans ce domaine-là. C’est une belle opportunité pour nous. »

     

    L’organisme conseille les décideurs et accompagne les sociétés en démarrage.

    Écotech Québec est une grappe, c’est-à-dire un rassemblement de l’écosystème des innovations écologiques au Québec. Dans cet écosystème se retrouvent certes des firmes vertes, mais également des scientifiques, des compagnies de technologies associées à l’environnement et l’énergie, ainsi que des investisseurs. Denis Leclerc estime qu’Écotech Québec doit beaucoup au président de Fondaction, Léopold Beaulieu. L’installation artistique «Ice Watch» d’Olafur Eliasson a été entièrement réalisée avec des parties de la calotte glacière du Groenland et déposée devant le Panthéon lors de la COP21.












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