L'Indonésie est touchée à son tour par la grippe aviaire
Djakarta — L'Indonésie a reconnu hier être à son tour frappée par l'épidémie de grippe aviaire, affirmant qu'elle ne s'était pas transmise aux humains.
«Le gouvernement ne cherche pas à cacher que la grippe aviaire a frappé des millions de poulets en Indonésie», a déclaré Sofjan Sudardjat, haut responsable du ministère de l'Agriculture. Des analyses doivent confirmer si le virus responsable appartient à la même souche que celui qui a tué six personnes et des millions de poulets dans six pays d'Asie (Cambodge, Taïwan, Japon, Corée du Sud, Thaïlande et Vietnam).
Plus de neuf millions de poulets ont été détruits dans la seule Thaïlande depuis l'apparition en novembre des premiers cas suspects de la maladie, selon les chiffres gouvernementaux.
Pour le moment, a expliqué M. Sudardjat, le virus «n'a touché [en Indonésie] que des poulets». Le gouvernement indonésien avait jusqu'à présent affirmé que le pays n'était pas touché par la grippe aviaire, ajoutant que les décès de poulets enregistrés étaient imputables à la maladie de Newcastle, une autre affection aviaire, inoffensive pour l'homme.
Le virus de la grippe du poulet a fait six morts au Vietnam et est soupçonné d'être responsable du décès d'un homme de 56 ans vendredi en Thaïlande. Deux garçons de six et sept ans, considérés comme des cas confirmés, ont par ailleurs été hospitalisés dans ce pays et deux autres cas suspects ont été recensés. Parmi eux, une femme de 58 ans est maintenant gravement malade et a été placée sous ventilation artificielle, selon le ministère thaïlandais de la Santé.
Le premier ministre thaïlandais a pour sa part déclaré hier que son gouvernement avait soupçonné une épidémie de peste aviaire, tout en refusant de l'annoncer aux Thaïlandais pour éviter la panique.
«Nous suspections cela depuis environ deux semaines», a reconnu Thaksin Shinawatra lors d'une visite dans la province la plus touchée par la maladie. Mais il assuré que le gouvernement avait pris très tôt les mesures de précaution.
Cas humains confirmés
Le Vietnam et la Thaïlande sont pour l'instant les seuls pays dans lesquels des cas humains de la maladie ont été confirmés. Les scientifiques redoutent que le virus de la grippe aviaire ne mute en se liant avec la grippe ordinaire et ne soit à l'origine de la prochaine pandémie de grippe humaine.
Actuellement, toutes les personnes infectées semblent l'avoir été par des poulets mais l'Organisation mondiale de la Santé soupçonne le virus de posséder une grande capacité d'adaptation et de pouvoir sauter la barrière des espèces pour engendrer une nouvelle forme très dangereuse.
«Les résultats préliminaires indiquent que ces virus présentent une différence significative par rapport aux autres souches H5N1 isolées en Asie dans le passé et nécessitent donc le développement d'une nouvelle souche prototype pour la fabrication d'un vaccin», précise l'OMS dans un communiqué publié sur son site Internet.
Confrontée en même temps au retour du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), l'Asie est en état d'alerte sanitaire maximum. Les gouvernements tentent de contenir l'épidémie de grippe aviaire en ordonnant des abattages massifs de volailles: plus de trois millions au Vietnam, neuf millions en Thaïlande notamment.
«Le gouvernement ne cherche pas à cacher que la grippe aviaire a frappé des millions de poulets en Indonésie», a déclaré Sofjan Sudardjat, haut responsable du ministère de l'Agriculture. Des analyses doivent confirmer si le virus responsable appartient à la même souche que celui qui a tué six personnes et des millions de poulets dans six pays d'Asie (Cambodge, Taïwan, Japon, Corée du Sud, Thaïlande et Vietnam).
Plus de neuf millions de poulets ont été détruits dans la seule Thaïlande depuis l'apparition en novembre des premiers cas suspects de la maladie, selon les chiffres gouvernementaux.
Pour le moment, a expliqué M. Sudardjat, le virus «n'a touché [en Indonésie] que des poulets». Le gouvernement indonésien avait jusqu'à présent affirmé que le pays n'était pas touché par la grippe aviaire, ajoutant que les décès de poulets enregistrés étaient imputables à la maladie de Newcastle, une autre affection aviaire, inoffensive pour l'homme.
Le virus de la grippe du poulet a fait six morts au Vietnam et est soupçonné d'être responsable du décès d'un homme de 56 ans vendredi en Thaïlande. Deux garçons de six et sept ans, considérés comme des cas confirmés, ont par ailleurs été hospitalisés dans ce pays et deux autres cas suspects ont été recensés. Parmi eux, une femme de 58 ans est maintenant gravement malade et a été placée sous ventilation artificielle, selon le ministère thaïlandais de la Santé.
Le premier ministre thaïlandais a pour sa part déclaré hier que son gouvernement avait soupçonné une épidémie de peste aviaire, tout en refusant de l'annoncer aux Thaïlandais pour éviter la panique.
«Nous suspections cela depuis environ deux semaines», a reconnu Thaksin Shinawatra lors d'une visite dans la province la plus touchée par la maladie. Mais il assuré que le gouvernement avait pris très tôt les mesures de précaution.
Cas humains confirmés
Le Vietnam et la Thaïlande sont pour l'instant les seuls pays dans lesquels des cas humains de la maladie ont été confirmés. Les scientifiques redoutent que le virus de la grippe aviaire ne mute en se liant avec la grippe ordinaire et ne soit à l'origine de la prochaine pandémie de grippe humaine.
Actuellement, toutes les personnes infectées semblent l'avoir été par des poulets mais l'Organisation mondiale de la Santé soupçonne le virus de posséder une grande capacité d'adaptation et de pouvoir sauter la barrière des espèces pour engendrer une nouvelle forme très dangereuse.
«Les résultats préliminaires indiquent que ces virus présentent une différence significative par rapport aux autres souches H5N1 isolées en Asie dans le passé et nécessitent donc le développement d'une nouvelle souche prototype pour la fabrication d'un vaccin», précise l'OMS dans un communiqué publié sur son site Internet.
Confrontée en même temps au retour du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), l'Asie est en état d'alerte sanitaire maximum. Les gouvernements tentent de contenir l'épidémie de grippe aviaire en ordonnant des abattages massifs de volailles: plus de trois millions au Vietnam, neuf millions en Thaïlande notamment.
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