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    Forum social mondial

    Les organisateurs interpelleront Ottawa pour faciliter l’octroi de visas

    Le cofondateur du FSM, Chico Whitaker
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le cofondateur du FSM, Chico Whitaker

    Les organisateurs du Forum social mondial (FSM), qui se tiendra à Montréal du 9 au 14 août 2016, demanderont au prochain gouvernement canadien d’instaurer des procédures spéciales d’attribution de visas pour favoriser la participation des citoyens de l’extérieur du Canada.

     

    Entre 50 000 et 80 000 participants issus de plus de 120 pays sont attendus à cet événement international altermondialiste. Le problème d’obtention des visas se pose pour 10 % des participants, qui sont membres de délégations provenant de l’extérieur de l’Amérique du Nord.

     

    « Lorsqu’on regarde les règles qui sont mises en place [pour obtenir un visa] et lorsqu’on se rappelle comment s’est déroulé l’octroi des visas [au Canada] pour d’autres événements de la société civile, on se questionne à ce sujet. Même au niveau international, la question nous a été posée. C’est une inquiétude qui a été soulevée par beaucoup de groupes », indique Raphaël Canet, un des coordonnateurs du collectif du FSM.

     

    « Nous mettrons en place une procédure d’accompagnement pour remplir les papiers de visa et nous envisageons de discuter avec le gouvernement canadien qui sera élu pour voir s’il peut appliquer des procédures spéciales, comme ça a été le cas lors des Jeux panaméricains », précise-t-il.

     

    Ce problème est commun aux États du Nord de la planète, note M. Canet. « C’est le Nord-forteresse versus le Sud qui fait peur. Le forum sera justement l’occasion de discuter de l’ouverture des frontières, en pleine crise des migrants en Europe. »

     

    Malgré ces difficultés, le coordonnateur estime qu’il était temps que le forum se déroule dans un pays du Nord, puisque « le problème des inégalités est partout ».

     

    « Et ce n’est pas que le Sud qui doit bouger [pour développer un monde plus social], c’est le monde entier ! » renchérit le cofondateur du FSM, Chico Whitaker.

     

    Environnement et austérité

     

    L’événement sera lancé en grande pompe avec une manifestation festive. Suivront plus de 1500 ateliers et conférences autogérés ou organisés par le FSM. Le travail décent et l’économie juste, la solidarité internationale pour un autre développement et les migrations et la citoyenneté sans frontières font partie des grands thèmes du FSM 2016. L’environnement, les peuples autochtones et l’austérité seront aussi des thèmes abordés.

     

    Aux yeux de Monique Vallée, responsable du développement social et communautaire au comité exécutif de la Ville de Montréal, la tenue du FSM dans la métropole sera « l’occasion de discuter du grand problème de logement social qu’on a à Montréal et de la lutte contre l’itinérance et la pauvreté ». « Les grandes villes doivent répondre à ces besoins qui s’accroissent avec le temps », indique-t-elle.













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