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L'ONU réclame plus de rigueur

Rome — Les mesures adoptées dans plusieurs pays pour contrer la maladie de la vache folle sont insuffisantes pour rassurer les consommateurs, estime l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Selon l'agence, la découverte d'une vache atteinte d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) aux États-Unis en décembre démontre à quel point il est nécessaire de renforcer les tests de dépistage et les mesures de prévention dans les pays où la maladie a fait son apparition.

L'ESB, qui s'attaque aux cerveaux des bovins, est une maladie incurable. Des experts estiment que la maladie peut être transmise à l'homme qui consomme de la viande contaminée. La variante de la maladie chez l'être humain est connue sous le nom de maladie de Creutzfeldt-Jacob et s'attaque également au cerveau et au système nerveux.

À l'heure actuelle, le Canada, les États-Unis et l'Australie, notamment, ne font des tests de dépistage de la maladie que sur un petit nombre de bovins âgés de plus de 30 mois. En fait, selon l'agence onusienne basée à Rome, entre un animal sur 10 000 et un sur 100 000 sont l'objet de tels tests.

Le Canada a annoncé la semaine dernière son intention d'augmenter le nombre d'animaux testés à 30 000 ou plus par année.

Un nombre toujours insuffisant, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture pour qui tous les animaux âgés de plus de 30 mois doivent être testés. Il faut préciser que c'est à partir de cet âge que la maladie peut le plus facilement être détectée.

Le Gerald Ollis, vétérinaire en chef de l'Alberta, juge cependant une telle mesure inutile.

«La preuve scientifique nous indique qu'il n'est pas nécessaire de tester tous les animaux, quel que soit leur âge», a-t-il déclaré hier. Selon lui, le Canada doit s'en tenir aux animaux les plus à risque, comme les animaux malades ou qui démontrent un comportement nerveux suspect.
 
 
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