Bouclier antimissile - Le Canada a besoin d'une politique de défense, dit un colonel à la retraite
13 janvier 2004
Actualités en société
Ottawa — Le Canada «met la charrue devant les boeufs» s'il décide de sa participation ou non au bouclier antimissiles américain avant même d'avoir établi sa propre politique de défense, selon Michel Drapeau, colonel à la retraite et analyste des questions militaires.
Le ministre de la Défense, David Pratt, a indiqué que la décision concernant la participation canadienne au bouclier antimissiles devrait être prise avant le lancement du système, prévu pour octobre prochain. Or, la révision conjointe de la politique étrangère canadienne et des politiques de défense et de développement international a peu de chance de démarrer avant la fin de 2004.
M. Drapeau estime qu'Ottawa risque de se donner une politique de défense à la pièce s'il appuie un tel projet avant même d'avoir décidé s'il s'aligne sur les États-Unis en matière de défense.
Il reconnaît toutefois que les Américains sont prêts à assumer les coûts du projet afin d'obtenir la caution morale de leur voisin du Nord, dont ils ont besoin sur la scène internationale. «Ils veulent de nous un engagement légal au niveau international, un engagement symbolique au niveau militaire», a-t-il affirmé au cours d'un entretien téléphonique.
Le ministre Pratt appuie une participation canadienne au projet, mais précise qu'Ottawa s'interroge encore tant sur son fonctionnement que sur la protection des intérêts canadiens.
Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'opposent au projet, tout comme plusieurs députés libéraux fédéraux, qui exigent davantage de consultation.
Le ministre de la Défense, David Pratt, a indiqué que la décision concernant la participation canadienne au bouclier antimissiles devrait être prise avant le lancement du système, prévu pour octobre prochain. Or, la révision conjointe de la politique étrangère canadienne et des politiques de défense et de développement international a peu de chance de démarrer avant la fin de 2004.
M. Drapeau estime qu'Ottawa risque de se donner une politique de défense à la pièce s'il appuie un tel projet avant même d'avoir décidé s'il s'aligne sur les États-Unis en matière de défense.
Il reconnaît toutefois que les Américains sont prêts à assumer les coûts du projet afin d'obtenir la caution morale de leur voisin du Nord, dont ils ont besoin sur la scène internationale. «Ils veulent de nous un engagement légal au niveau international, un engagement symbolique au niveau militaire», a-t-il affirmé au cours d'un entretien téléphonique.
Le ministre Pratt appuie une participation canadienne au projet, mais précise qu'Ottawa s'interroge encore tant sur son fonctionnement que sur la protection des intérêts canadiens.
Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'opposent au projet, tout comme plusieurs députés libéraux fédéraux, qui exigent davantage de consultation.
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