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    Tommy Beaudry, technologue en médecine nucléaire

    La relève, vecteur de changement

    17 juin 2015 | Émilie Corriveau - Collaboratrice | Actualités en société
    Tommy Beaudry est responsable d’effectuer, à partir d’ordonnances médicales, des examens diagnostiques à l’aide de substances radioactives et de rayons X ou gamma.
    Photo: Courtoisie Tommy Beaudry Tommy Beaudry est responsable d’effectuer, à partir d’ordonnances médicales, des examens diagnostiques à l’aide de substances radioactives et de rayons X ou gamma.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Oeuvrant en médecine nucléaire depuis près d’une décennie, Tommy Beaudry a joint les rangs du comité de la relève de l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et électrophysiologie médicale du Québec (OTIMROEPMQ) en 2011. Ravi de son expérience, il en retient que les jeunes travailleurs ont le pouvoir de contribuer à l’avancement de la profession, et ce, particulièrement sur le plan de la promotion. Entretien.


    Travaillant à l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal depuis ses débuts dans le milieu de la santé, Tommy Beaudry est plus que satisfait de son choix de carrière. En tant que technologue en médecine nucléaire, il est responsable d’effectuer, à partir d’ordonnances médicales, des examens diagnostiques à l’aide de substances radioactives et de rayons X ou gamma.

     

    « En gros, ce qu’on fait, c’est qu’on injecte une substance radioactive au patient. Après, on fait des photos sous une caméra spéciale qui détecte le produit. Le médecin examine ensuite les images, ce qui lui permet de constater le fonctionnement des organes ciblés et de déterminer s’il y a un problème ou non », résume le technologue.

     

    Pour le jeune homme, il s’agit d’un métier extrêmement stimulant et valorisant. Il signale que, tout en étant stable, il ne se veut que rarement routinier. De plus, il permet à ceux qui l’exercent de travailler tant en laboratoire qu’auprès des patients.

     

    « On touche à beaucoup de choses comme technologue, confirme Tommy. À l’Hôpital du Sacré-Coeur, par exemple, il y a une rotation de tâches. Une semaine, je prépare les produits en laboratoire ; la suivante, je fais les injections, et celle d’après, je fais les photos des os ou des coeurs. […] C’est sûr que, parfois, c’est difficile émotivement, parce que les patients ne reçoivent pas toujours de bonnes nouvelles lorsqu’ils viennent nous voir. Mais quand on apprend qu’un traitement a bien fonctionné et que la santé de quelqu’un qu’on a rencontré s’est améliorée, c’est vraiment gratifiant. »

     

    Techno quoi ?

     

    Si, d’après Tommy, la profession de technologue en médecine nucléaire se révèle être sans conteste l’une des plus intéressantes dans le domaine médical, à son avis, celle-ci reste malheureusement l’une des plus méconnues.

     

    Selon le technologue, la multiplication des séries télévisées se déroulant en milieu hospitalier n’est sûrement pas étrangère à la situation. « Les gens écoutent des émissions comme Dr House et pensent que c’est comme ça que ça se passe dans nos hôpitaux, mais la réalité, ce n’est pas tout à fait ça, souligne-t-il. Les médecins ne se chargent pas de réaliser les examens. Ils interprètent les résultats, mais ce sont les technologues qui les font passer. On nous confond aussi souvent avec des infirmiers, mais notre travail est vraiment différent ! Disons qu’il y a pas mal de confusion autour de ce qu’on fait ! »

     

    D’après Tommy, les membres du comité de la relève de l’OTIMROEPMQ, tout comme leurs pairs qui débutent dans le métier d’ailleurs, peuvent réellement contribuer à changer la donne. Ayant souvent pu constater de visu que les jeunes recrues s’avéraient habiles pour créer des liens avec les adolescents et leur communiquer leur passion, il croit pertinent de s’appuyer sur celles-ci pour faire évoluer les perceptions du public.

     

    « Avec le comité, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs adolescents dans des écoles secondaires ou lors de salons de l’éducation, confie-t-il. En général, ils étaient très réceptifs, et j’ai trouvé que c’était agréable de pouvoir leur partager mon enthousiasme. C’est sûr qu’ils ne vont pas tous devenir technologues, mais, au moins, ils savent maintenant ce qu’on fait, et si l’occasion se présente un jour, ils vont pouvoir partager ce qu’ils ont appris. Je crois que ces rencontres-là, c’est un bon point de départ pour amorcer un changement dans les perceptions. »

     

    S’il n’aura d’autre choix que de quitter ses fonctions au sein du comité de la relève de l’OTIMROEPMQ d’ici quelques mois, car l’un des prérequis pour en faire partie est de cumuler moins de dix années d’expérience, Tommy soutient qu’il continuera certainement à s’intéresser de près au travail de ses jeunes pairs.

     

    « Je trouve ça un peu triste de devoir quitter le comité, mais, d’un autre côté, je trouve ça intéressant de passer le flambeau, relève-t-il. Les nouveaux membres amènent de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire. C’est en général assez positif pour une organisation. J’ai bien hâte de voir ce qu’ils feront ! »













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