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    Marie-Ève Quirion, technologue en radio-oncologie

    Travailler fort porte fruit…

    17 juin 2015 | Émilie Corriveau - Collaboratrice | Actualités en société
    Marie-Ève Quirion
    Photo: Courtoisie Marie-Ève Quirion Marie-Ève Quirion
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Relativement peu nombreux au Québec, les technologues en radio-oncologie sont responsables de traiter des cancers à l’aide de radiations ionisantes. Jusqu’à ce que sa mère dût recevoir des traitements pour un cancer du sein au Centre hospitalier universitaire de Québec, au tournant de l’an 2000, Marie-Ève n’avait jamais vraiment entendu parler de ce métier. Il faut dire qu’à l’époque la jeune femme n’en était qu’au début de l’adolescence.

     

    Aussi, c’est seulement quelques années plus tard, alors qu’elle fréquentait le Cégep Beauce-Appalaches en tant qu’étudiante en sciences humaines, que Marie-Ève a commencé à s’intéresser à cette profession. Parce que son contenu lui paraissait pertinent, elle avait choisi un cours de biologie en option, mais elle était loin de se douter que ce dernier allait changer sa vie.

     

    « Le prof était tellement passionnant que je me suis mise à vraiment aimer la biologie. Quand j’ai fini son cours, je me suis demandé si je n’étais pas plus faite pour travailler dans le milieu de la santé qu’en sciences humaines. Je ne me voyais pas vraiment infirmière, parce que les conditions de travail me semblaient difficiles. Je ne me voyais pas médecin non plus. Je me suis donc mise à fouiller pour voir ce qui s’offrait à moi et, quand je suis tombée sur le métier de technologue en oncologie, je me suis rappelé que j’avais été fascinée par le travail que faisaient les gens qui accompagnaient ma mère pendant ses traitements contre le cancer », raconte la jeune femme.

     

    Marie-Ève a donc poussé ses recherches, rencontré des professionnels du milieu lors de journées portes ouvertes et décidé de se lancer dans des études en technologie de radio-oncologie au Collège Ahuntsic.

     

    Contrairement à ce qu’elle avait espéré, malgré son intérêt pour la biologie, son parcours scolaire n’a pas été de tout repos. Il faut dire que, quelques jours à peine après le début des classes, sa mère est décédée.

     

    « C’est sûr que j’ai eu une période de remise en question à ce moment-là, confie Marie-Ève. La première session, je l’ai trouvée très difficile, et pourtant je n’en étais qu’aux cours de base. J’ai pensé tout lâcher pour aller retrouver mon père et mon petit frère, mais je suis restée. L’année suivante, j’ai coulé un cours et là j’ai vraiment envisagé de laisser tomber. »

     

    Mais, encouragée par ses proches et trop fière pour se laisser embêter par la défaite, la jeune femme a finalement refusé de baisser les bras. Après quelques mois d’efforts soutenus, elle est finalement parvenue à obtenir son diplôme en juin 2009 et, dès le lundi suivant sa graduation, elle entamait sa carrière à l’Hôpital Notre-Dame du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).

     

    Depuis, Marie-Ève a relevé nombre de défis professionnels. « J’ai d’abord été technologue en salle de traitement. À ce moment-là, j’ai eu la chance de participer à un projet-pilote qui s’appelait “ Les technologues séniors ”. Ça m’a permis de devenir une personne-ressource pour les jeunes gradués et pour les technologues qui devaient se familiariser avec de nouvelles techniques. Je devais les prendre en charge et m’assurer que tout se passerait bien pour eux. Ça m’a amenée à présenter, au congrès de l’Ordre, une technique que nous exploitions au CHUM, et j’ai trouvé ça vraiment enrichissant. Après, j’ai été coordonnatrice technique en radio-oncologie pendant quelques mois, et maintenant je travaille à la Direction québécoise de cancérologie », indique-t-elle.

     

    Parce que Marie-Ève carbure aux nouveaux défis, mais également parce qu’elle estime que la profession qu’elle adore gagnerait à être connue davantage, la jeune femme a, depuis peu, joint les rangs du comité de la relève de son ordre professionnel. Son objectif : contribuer à faire reconnaître que le travail du technologue en radio-oncologie constitue un maillon important de la chaîne d’intervention hospitalière.

     

    « J’aime vraiment ma profession, note Marie-Ève, et je suis très contente de ne pas avoir lâché. Maintenant que j’ai fait mes preuves pour moi, j’ai envie de faire plus. Le métier de technologue en est un qui implique beaucoup de travail en équipe. Notre milieu est multidisciplinaire et je pense que c’est important que le travail de chacun soit reconnu. J’ai l’impression que les technologues ne le sont pas assez. J’ai envie de faire quelque chose pour que ça change. Maintenant que je fais partie du comité, je vais pouvoir m’y mettre concrètement ! »

     

     













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