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Reprise des exportations de boeuf canadien - Le Japon constituerait une menace plus grande que les États-Unis

5 janvier 2004  Actualités en société
Edmonton — Les politiques japonaises, et non le protectionnisme américain, constituent la plus grande menace à la reprise des exportations canadiennes de boeuf aux États-Unis, selon un groupe de réflexion de Washington.

Mindy Kotler, analyste au sein du Japan Information Access Project, a dit s'attendre à ce que les élections japonaises, cet été, incitent les législateurs du Japon à la prudence en ce qui a trait à la réouverture des frontières de ce pays aux produits du boeuf en provenance d'Amérique du Nord.

«Le gouvernement japonais sait qu'il peut obtenir des votes en interdisant le boeuf étranger, a affirmé Mme Kotler. Ils l'ont fait au Canada, l'an dernier, et ils nous le font maintenant.»

Le Japon est la principale destination des exportations nord-américaines de produits du boeuf, dont la valeur atteint jusqu'à un milliard par année.

Il est peu probable que Washington ouvre ses frontières aux bovins sur pied en provenance du Canada avant que le Japon n'ait à nouveau ouvert son propre marché aux produits américains, a estimé Mme Kotler.

Il ne faut pas s'attendre à une reprise du commerce de bovins sur pied entre le Japon et les États-Unis avant l'automne, a-t-elle ajouté. «Les votes ruraux sont importants au Japon, et les groupes de pression agricoles sont très, très puissants, a-t-elle déclaré. Le gouvernement japonais ne pourrait demander plus beau cadeau avant de se lancer dans une élection.»

Le Japon, où l'industrie du boeuf commence à se remettre de sa propre crise de la vache folle, devrait être appelé à se rendre aux urnes afin de désigner les membres de la chambre haute de sa législature avant la fin du mois de juillet.

D'ici à l'automne, toutefois, il est possible que l'industrie canadienne du boeuf soit réduite à sa plus simple expression, a avancé Rod Scarlett, dirigeant des Wild Rose Agricultural Producers.

«La grande majorité des producteurs et des exploitants de parcs d'engraissement me disent que le mois d'août est le seuil de démarcation, a-t-il affirmé. Après cela, plusieurs d'entre eux se retrouveront sans travail.»
 
 
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