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    Ouverture du One World Trade Center

    Des Québécois choisis pour saisir l’âme de Manhattan

    Joël Proulx-Bouffard, designer 3D, lors d'une séance de travail réalisée dans les studios montréalais de l'équipe de Réalisations
    Photo: Réalisations Joël Proulx-Bouffard, designer 3D, lors d'une séance de travail réalisée dans les studios montréalais de l'équipe de Réalisations
    Consulter un extrait vidéo de la séquence créée par Réalisations, présentée au See forever theater à l'Observatoire du One World Trade Center

    Près de 15 ans après la tragédie du 11-Septembre, l’ouverture au public de l’observatoire du One World Trade Center (WTC) a fait office vendredi de moment hautement symbolique pour bien des New-Yorkais. Moment symbolique aussi pour la firme québécoise Réalisations, à qui l’on a fait appel pour présenter aux habitants de Manhattan et visiteurs du monde entier la levée de rideau sur le fameux « skyline », la silhouette de la ville qui ne dort jamais.

     

    Avant d’apercevoir la vue unique sur la forêt de gratte-ciel depuis le 102e étage de la nouvelle tour du WTC, les visiteurs sont en effet mis en appétit par une vidéo de deux minutes projetée sur un écran de 80 pieds de largeur saisissant en quelques secondes l’âme effervescente de la ville cosmopolite. « Nous avions deux minutes. Raconter une telle ville en deux minutes n’avait aucun sens, alors nous avons choisi de donner un sens à cette présentation, et chercher davantage à toucher les gens, à rendre une émotion qui témoigne de l’atmosphère, de l’âme unique de la ville et de l’esprit de reconstruction propre aux New-Yorkais », explique Roger Parent, président de Réalisations.

     

    Grâce à un système de captation sophistiqué, des milliers d’images vidéo de 14 000 ppp croquées au fil des mois, des photos trafiquées et des animations 3D complètent le tableau fignolé par l’équipe de Réalisations. Cette « levée de rideau » sur New York se décline en de nombreuses scènes de Manhattan saisies à hauteur des piétons, dans des carrefours achalandés, dans le métro, dans des parcs, puis à vol d’oiseau au-dessus du fameux Brooklyn Bridge et des gratte-ciel bravant les nuages.

     

    « Pour que les images dégagent cette respiration qui est le propre des New-Yorkais, nous nous sommes inspirés du rythme de marche des piétons dans les rues. Nous avons tenté de respecter cette cadence », ajoute Roger Parent, qui a travaillé de concert avec Joël Proulx-Bouffard, designer 3D et directeur multimédia, et une quinzaine d’autres spécialistes.

     

    Plein cap sur New York

     

    Si la firme de Montréal s’est retrouvée propulsée au sommet de la plus haute tour des Amériques, c’est au hasard d’une rencontre survenue il y a trois ans entre le directeur de Réalisations et le Californien Phil Hettema, directeur d’une boîte de création appelée à travailler dans des musées et parcs thématiques. Approché par les promoteurs de l’observatoire du One WTC, c’est Hettema qui a fortement recommandé l’expertise de la firme québécoise.

     

    Malgré son équipe chevronnée de programmeurs, de designers Web et de scientifiques versés dans l’imagerie numérique et les nouvelles technologies, Réalisations se décrit d’abord comme une « boîte d’idées » plutôt que comme une boîte multimédia. « Des dizaines de créateurs et d’artistes de Montréal collaborent avec nous », dit le président de Réalisations.

     

    L’équipe de Réalisations a d’ailleurs le vent dans les voiles à New York, où elle a reçu le mandat de donner une touche unique au nouvel hôtel Marriott Renaissance, en construction devant le Madison Square Garden. Certains murs intérieurs de l’hôtel de plus de 300 chambres seront dotés d’une tapisserie numérique « vivante », dont les textures et les images changeront en fonction du passage des visiteurs. « On appelle cette technologie, qui ne requiert ni la présence de capteurs, de téléphone ou carte de crédit sur les passants, “ l’intelligence ambiante  », explique Roger Parent. Des portes d’ascenseurs virtuelles s’ouvriront aussi lors de l’arrivée des visiteurs à chaque étage sur de petites scènes de la vie new-yorkaise, créées à partir de photographies trafiquées de Nicolas Ruel. Inspiré par l’oeuvre-fleuve The Clock de l’artiste Christian Marclay, Réalisations a aussi conçu pour le nouvel hôtel une horloge virtuelle faisant quatre étages de hauteur, dont l’apparence sera en constant changement, grâce à une banque de dizaines de milliers de photos différentes de cadrans.













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