Affaire Arar - Martin ne voit pas en quoi le Canada aurait mal agi
24 décembre 2003
Actualités en société
Ottawa — Rien ne permet de conclure que les autorités canadiennes ont commis des erreurs dans le dossier de Maher Arar, a soutenu le premier ministre Paul Martin dans son entrevue de fin d'année à la télévision anglaise de Radio-Canada.
Citoyen canadien, Maher Arar a été arrêté par les autorités américaines lors d'une escale à New York à l'automne 2002. Il a ensuite été expulsé en Syrie, où il a passé dix mois en prison et aurait été torturé. Il a été relâché et aucune accusation n'a été portée contre lui.
Paul Martin dit qu'il tient à ce que tous les faits liés à cet épineux dossier soient exposés dans la mesure où cela ne constitue pas un risque pour la sécurité nationale.
Le premier ministre n'a pas eu accès aux documents sur M. Arar mais a été mis au parfum par son équipe. «Je n'ai rien vu qui puisse laisser croire que les responsables canadiens ont mal agi», a-t-il insisté.
La Commission des plaintes du public contre la GRC tente de faire la lumière sur le rôle de la police fédérale dans cette arrestation. Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité enquête pour sa part sur les agissements du SCRS dans ce dossier.
Avant son arrivée aux commandes, le 12 décembre dernier, Paul Martin avait laissé entendre qu'il ordonnerait peut-être la tenue d'une enquête publique sur l'expulsion de l'ingénieur d'Ottawa.
Son discours était plus nuancé sur les ondes de la CBC, hier. «Je vais aller au bout des choses. Je vais mettre au jour les faits, mais je le ferai sans mettre en péril notre sécurité nationale», a-t-il dit.
D'après M. Martin, il est clair que les autorités canadiennes et américaines se sont échangé de l'information sur M. Arar. Mais les autorités des États-Unis ont eu une réaction exagérée. «Je ne pense pas que la façon dont les Américains ont réagi en le déportant en Syrie [...] était acceptable», a-t-il dit.
À son avis, il importe que le Canada et son puissant voisin s'entendent pour faire toute la lumière sur les événements, tant du côté canadien que du côté américain. Et même si certains détails pourraient demeurer confidentiels, «ce que la population canadienne doit savoir sera rendu public», a-t-il assuré. «Comme nation, nous avons le droit de savoir exactement ce qui s'est passé.»
Citoyen canadien, Maher Arar a été arrêté par les autorités américaines lors d'une escale à New York à l'automne 2002. Il a ensuite été expulsé en Syrie, où il a passé dix mois en prison et aurait été torturé. Il a été relâché et aucune accusation n'a été portée contre lui.
Paul Martin dit qu'il tient à ce que tous les faits liés à cet épineux dossier soient exposés dans la mesure où cela ne constitue pas un risque pour la sécurité nationale.
Le premier ministre n'a pas eu accès aux documents sur M. Arar mais a été mis au parfum par son équipe. «Je n'ai rien vu qui puisse laisser croire que les responsables canadiens ont mal agi», a-t-il insisté.
La Commission des plaintes du public contre la GRC tente de faire la lumière sur le rôle de la police fédérale dans cette arrestation. Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité enquête pour sa part sur les agissements du SCRS dans ce dossier.
Avant son arrivée aux commandes, le 12 décembre dernier, Paul Martin avait laissé entendre qu'il ordonnerait peut-être la tenue d'une enquête publique sur l'expulsion de l'ingénieur d'Ottawa.
Son discours était plus nuancé sur les ondes de la CBC, hier. «Je vais aller au bout des choses. Je vais mettre au jour les faits, mais je le ferai sans mettre en péril notre sécurité nationale», a-t-il dit.
D'après M. Martin, il est clair que les autorités canadiennes et américaines se sont échangé de l'information sur M. Arar. Mais les autorités des États-Unis ont eu une réaction exagérée. «Je ne pense pas que la façon dont les Américains ont réagi en le déportant en Syrie [...] était acceptable», a-t-il dit.
À son avis, il importe que le Canada et son puissant voisin s'entendent pour faire toute la lumière sur les événements, tant du côté canadien que du côté américain. Et même si certains détails pourraient demeurer confidentiels, «ce que la population canadienne doit savoir sera rendu public», a-t-il assuré. «Comme nation, nous avons le droit de savoir exactement ce qui s'est passé.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

