Glissements de terrain aux Philippines - Deux cents morts ou disparus
22 décembre 2003
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Cette Philippine pleure devant le corps d’une des nombreuses victimes des glissements de terrain qui ont frappé l’archipel.
Manille — Le bilan des glissements de terrain qui ont frappé le centre et le sud des Philippines après des pluies torrentielles a atteint dimanche 200 morts ou disparus, alors que le mauvais temps gênait les secours, selon la protection civile.
La mort de 77 personnes a été confirmée et 123 autres ont été portées disparues sur l'île de Leyte, dans le centre de l'archipel, et à Mindanao, plus au sud, à la suite des pluies diluviennes qui ont débuté mardi dernier.
Soixante et un corps ont été retirés des décombres de leurs maisons ou des torrents de boue qui ont accompagné les glissements de terrain à Liloan, San Francisco et Maasin, dans la province de Leyte. Cent quatorze personnes ont été portées disparues dans cette région.
Les autres victimes ont été retrouvées dans les provinces d'Agusan et de Surigao, dans le nord-est de l'île de Mindanao voisine.
Selon la protection civile, près de 8000 personnes ont été secourues et hébergées dans des centres d'accueil, des écoles reconverties, à Leyte et à Mindanao.
Mais les secours sont compliqués par la pluie, l'isolement de certaines des régions touchées, le manque de matériel et les dégâts des inondations, alors que la plupart des victimes vivaient dans des zones montagneuses.
Selon des experts, la situation a été aggravée par la déforestation, qui a réduit la capacité de la terre d'absorber une grande quantité d'eau en peu de temps. La présidente, Gloria Arroyo, a ordonné aux agences gouvernementales de fournir toute l'aide nécessaire et a autorisé un déblocage rapide de fonds d'aide aux sinistrés.
Sept cents soldats ont été envoyés à Leyte, où ils tentent de rejoindre à pied les zones ravagées, de fortes pluies et des vents violents empêchant les hélicoptères de décoller, a indiqué le secrétaire à la Défense, Eduardo Ermita.
«Le nombre des victimes va sûrement augmenter car nous n'avons pas encore retrouvé les gens portés disparus, a déclaré le ministre à l'AFP. À cause des glissements de terrain, des localités sont isolées et des routes sont couvertes de boue. Les soldats sont parfois obligés de gagner certaines zones à pied», a-t-il précisé.
Les garde-côtes et la marine ont également été mobilisés pour gagner le sud de Leyte par la mer, mais là encore les opérations sont rendues risquées par le mauvais temps.
«À cause des vagues, les secours pourraient se trouver en danger», a expliqué M. Ermita.
Les secouristes veulent également apporter des médicaments aux sinistrés pour empêcher des épidémies.
Le gouverneur de Surigao, Lyndon Barbers, a souligné que les pluies avaient débuté mardi dernier et n'avaient pas cessé depuis.
«Nous ne pouvons pas atteindre les centres urbains et toutes les communications sont coupées. Nous avons besoin de nourriture, mais les routes sont bloquées par les glissements de terrain», a-t-il dit à la télévision.
La mort de 77 personnes a été confirmée et 123 autres ont été portées disparues sur l'île de Leyte, dans le centre de l'archipel, et à Mindanao, plus au sud, à la suite des pluies diluviennes qui ont débuté mardi dernier.
Soixante et un corps ont été retirés des décombres de leurs maisons ou des torrents de boue qui ont accompagné les glissements de terrain à Liloan, San Francisco et Maasin, dans la province de Leyte. Cent quatorze personnes ont été portées disparues dans cette région.
Les autres victimes ont été retrouvées dans les provinces d'Agusan et de Surigao, dans le nord-est de l'île de Mindanao voisine.
Selon la protection civile, près de 8000 personnes ont été secourues et hébergées dans des centres d'accueil, des écoles reconverties, à Leyte et à Mindanao.
Mais les secours sont compliqués par la pluie, l'isolement de certaines des régions touchées, le manque de matériel et les dégâts des inondations, alors que la plupart des victimes vivaient dans des zones montagneuses.
Selon des experts, la situation a été aggravée par la déforestation, qui a réduit la capacité de la terre d'absorber une grande quantité d'eau en peu de temps. La présidente, Gloria Arroyo, a ordonné aux agences gouvernementales de fournir toute l'aide nécessaire et a autorisé un déblocage rapide de fonds d'aide aux sinistrés.
Sept cents soldats ont été envoyés à Leyte, où ils tentent de rejoindre à pied les zones ravagées, de fortes pluies et des vents violents empêchant les hélicoptères de décoller, a indiqué le secrétaire à la Défense, Eduardo Ermita.
«Le nombre des victimes va sûrement augmenter car nous n'avons pas encore retrouvé les gens portés disparus, a déclaré le ministre à l'AFP. À cause des glissements de terrain, des localités sont isolées et des routes sont couvertes de boue. Les soldats sont parfois obligés de gagner certaines zones à pied», a-t-il précisé.
Les garde-côtes et la marine ont également été mobilisés pour gagner le sud de Leyte par la mer, mais là encore les opérations sont rendues risquées par le mauvais temps.
«À cause des vagues, les secours pourraient se trouver en danger», a expliqué M. Ermita.
Les secouristes veulent également apporter des médicaments aux sinistrés pour empêcher des épidémies.
Le gouverneur de Surigao, Lyndon Barbers, a souligné que les pluies avaient débuté mardi dernier et n'avaient pas cessé depuis.
«Nous ne pouvons pas atteindre les centres urbains et toutes les communications sont coupées. Nous avons besoin de nourriture, mais les routes sont bloquées par les glissements de terrain», a-t-il dit à la télévision.
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