Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Démodé, Noël?

    24 décembre 2014 | Félix Roberge - Jeune prêtre catholique, il présidera la messe-concert de minuit à l’église Saint-Stanislas de Kostka, à Montréal, ce mercredi à 23h55 | Actualités en société
    «Jésus est arrivé dans le monde comme on arrive tous: un petit bébé dépendant et pleureur», rappelle le prêtre Félix Roberge.
    Photo: Thinkstock «Jésus est arrivé dans le monde comme on arrive tous: un petit bébé dépendant et pleureur», rappelle le prêtre Félix Roberge.

    Noël est magique. Il vient à grands pas avec ses guirlandes, ses couronnes, ses lumières multicolores, ses cadeaux, ses repas aux odeurs alléchantes et ses rencontres chaleureuses. J’ai 29 ans, et ce sera cette année mon quatrième Noël comme prêtre catholique. Croyez-moi, depuis que j’ai été ordonné prêtre, j’ai eu droit à toutes sortes de commentaires. Les plus fréquents, par des gens qui ne me connaissent pas : on me considère conservateur, démodé et pas de mon temps. Mais voici la bonne nouvelle, la seule pour laquelle je suis devenu prêtre, et qui me rend si heureux à l’approche de Noël.

     

    Celui que je représente est venu pour chacun de nous. Il faut dire toutefois qu’il avait ses préférences. Contrairement à ce qu’on peut penser, il n’est pas arrivé parmi nous dans sa gloire et sa grandeur, tout-puissant, dictateur et dominateur. Il est arrivé dans le monde comme on arrive tous : un petit bébé dépendant et pleureur, mais qui fait la joie de ses parents et de tous ceux qui le rencontrent. Le petit Jésus, comme les gens disent, invite spécialement les sans-voix, les pauvres, les isolés, les mal-aimés, les perdants, les délaissés, les endeuillés, les misérables, les itinérants et ceux qui n’ont rien. Il invite aussi tous ceux qui essaient de faire le bien autour d’eux, les grands comme les petits, les riches de coeur tout comme ceux qui ont les moyens d’aider les autres. Il invite ceux qui prennent du temps pour les autres, ceux qui partagent, ceux qui s’efforcent de dire du bien des autres, ceux qui donnent, ceux qui essaient de faire grandir les autres et ceux qui sont source de paix et de justice.

     

    Ce divin enfant nous prie d’être joyeux sans relâche et de laisser flotter dans l’air un souci de tendresse et d’humanité, un vent de solidarité et de partage. C’est à cela que je vous invite moi aussi avec vos enfants, vos grands-parents, vos amis et avec ceux qui nous apparaissent trop souvent étrangers. Je vous exhorte à manifester votre joie à ceux qui vous entourent. Elle est communicative. Elle transforme, réconforte et illumine. La joie de Noël est magique. Et, grâce à elle, les flocons froids de décembre semblent alors être plus chauds lorsqu’ils touchent le sourire qu’on fait naître au visage de ceux qu’on rencontre et qu’on aime. Je vous souhaite à tous un joyeux Noël et je vous invite à faire de 2015 une année sainte remplie de joyeuses invitations ! Que Dieu vous bénisse.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.