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    L’étau budgétaire se resserre autour des groupes communautaires

    La fermeture guette également la Maison du partage d’Youville, une banque alimentaire de Pointe-Saint-Charles.
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La fermeture guette également la Maison du partage d’Youville, une banque alimentaire de Pointe-Saint-Charles.

    En plus du sous-financement chronique dont les organismes communautaires souffraient déjà, ils font maintenant les frais des politiques d’austérité du gouvernement libéral.

     

    Le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM) et les sept regroupements régionaux en santé et services sociaux se sont réunis jeudi matin pour appeler la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, à intervenir. Une étude sur les conséquences du sous-financement, menée auprès de 183 groupes, a aussi été présentée pour appuyer leur demande.

     

    Des organismes menacés de fermeture ont participé à la conférence de presse pour témoigner des difficultés de maintenir leurs services en situation de sous-financement. Le Centre ASPA, un organisme de réhabilitation des toxicomanes, craint notamment de devoir mettre la clé sous la porte dès mars prochain. Il reçoit annuellement 1100 personnes, « qui vont retourner dans les services publics », avertit Bruno Laprade, agent de communication du RIOCM.

     

    M. Laprade signale en effet que 71 % des groupes ont constaté une augmentation de leur charge de travail dans les dernières années. « On voit déjà l’effet des dernières compressions sur les services sociaux et sur nos organismes », ajoute-t-il. Le Portail VIH-sida du Québec, un service d’information et de référence, a par exemple vu doubler le nombre de demandes reçues depuis le début de 2014.

     

    La fermeture guette également la Maison du partage d’Youville, une banque alimentaire de Pointe-Saint-Charles, le Club Ami de réinsertion de personnes avec des problèmes majeurs et persistants de santé mentale, ainsi que Women Aware, qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale.

     

    Une centaine de groupes ont déjà annoncé leur intention de fermer leurs portes le 17 novembre pour pouvoir participer en après-midi à une manifestation au centre-ville de Montréal.













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