Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous
    Lettre

    Une canne de sirop d’érable?

    23 octobre 2014 | Marie-Éva de Villers Montréal, le 20 octobre 2014 | Actualités en société

    La petite leçon de physique que donne David Desjardins dans sa dernière chronique du Devoir est sympathique et sert bien son propos. Il répond à sa fille de 10 ans qui lui pose la question suivante : « Pourquoi faut-il percer un second trou sur la canne pour que le sirop coule mieux ? »

     

    Même s’il cite les mots de son enfant, il n’était pas tenu d’employer le mot anglais can, de surcroît avec la graphie francisée canne, pour décrire cette expérimentation. Le terme français correspondant boîte (de conserve) est bien connu. Le chroniqueur nous répondra peut-être qu’il est libre de ses choix lexicaux et qu’il peut bien s’autoriser cette petite délinquance relevée fréquemment dans la langue familière.

     

    Nous savons que l’acquisition du langage se fait d’abord au sein de la famille. Pour un enfant, la langue des parents est exemplaire, et ce, d’autant plus que le père en question a pour profession d’écrire et que ses chroniques font l’objet d’une large diffusion. Si ce locuteur prestigieux emploie le mot canne pour nommer une boîte de conserve, c’est que ce terme est juste certainement, pensera sa fille.

     

    À l’école, les enseignants ont notamment pour mission de permettre à leurs élèves d’accéder aux registres élevés de la langue. Facilitons-leur la tâche et donnons à nos enfants une longueur d’avance en veillant à la précision et à l’exactitude de notre vocabulaire. Paraphrasant Magritte au sujet de cette chronique, on pourrait écrire : « Ceci n’est pas une canne ».













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.