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    Kurshid Begum Awan est sortie de son église en août dernier

    20 septembre 2014 |Le Devoir | Actualités en société

    Après s’être cachée durant un an à Montréal, Kurshid Begum Awan est finalement sortie de son église au début du mois d’août. Mme Awan est cette Pakistanaise souffrant de problèmes cardiaques qui s’était réfugiée dans une église anglicane de Montréal pour échapper à l’expulsion par les services frontaliers du Canada, il y a maintenant plus d’un an. Elle a demandé une nouvelle évaluation des risques encourus si elle est renvoyée dans son pays. Elle espère ainsi obtenir une nouvelle décision de l’Agence des services frontaliers du Canada.

     

    « Durant toute l’année où elle a été dans l’église, ma mère n’a pas pu se rendre à ses rendez-vous médicaux. Au cours des derniers jours, je l’ai emmenée à l’hôpital et le médecin m’a dit qu’il ne pouvait plus rien pour elle », raconte la fille de Mme Awan, Tahira Malik.

     

    Dans l’église, Mme Awan a reçu quelques visites d’un médecin de famille bénévole lié à l’organisation Médecins du monde. « Mais il ne disposait pas de l’équipement nécessaire pour traiter ses problèmes cardiaques », poursuit Tahira Malik.

     

    Tahira Malik est venue au Québec du Pakistan pour fuir son mari violent, laissant son fils derrière elle, aux soins de ses parents. Elle a obtenu la citoyenneté canadienne. Après son départ, ses parents, restés au Pakistan, se sont dits harcelés par son ex-mari et ses proches et ont demandé l’asile à leur tour au Canada, sans succès. M. Awan a été expulsé au Pakistan il y a un an et dit avoir été attaqué dès son arrivée et devoir vivre caché pour éviter les représailles. Mme Awan a d’abord obtenu un sursis parce qu’elle était hospitalisée au Québec au moment de l’expulsion. Puis, elle a dû se cacher durant un an dans l’église pour éviter l’expulsion.

     

    Mme Awan espère obtenir une nouvelle décision de l’Agence des services frontaliers, parce qu’elle dit détenir un dossier prouvant que son mari a été attaqué à son retour au Pakistan.

     

    Les proches de Mme Awan tiendront une conférence de presse lundi pour attirer l’attention sur sa situation.













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