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    Les personnes handicapées réclament un meilleur soutien

    Le fondateur du mouvement Handicap-Québec, Richard Guilmette, de même qu’une soixantaine de personnes ont manifesté, dimanche après-midi, à Montréal. 
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le fondateur du mouvement Handicap-Québec, Richard Guilmette, de même qu’une soixantaine de personnes ont manifesté, dimanche après-midi, à Montréal. 

    Est-il normal que la majorité des personnes handicapées inaptes au travail vivent dans la pauvreté ? Est-il normal que le gouvernement du Québec nous ignore et nous laisse dans la déchéance ? Voilà les questions que scandaient le fondateur du mouvement Handicap-Québec, Richard Guilmette, de même qu’une soixantaine de personnes qui ont manifesté, dimanche après-midi, à Montréal.

     

    Pendant une heure, les manifestants ont déambulé dans leurs fauteuils roulants dans les rues de la métropole pour demander au gouvernement Couillard d’augmenter le financement des services de maintien à domicile, en plus de renflouer le programme appelé allocation directe – chèque emploi-service (CES).

     

    Devant le cortège, M. Guilmette a invité les participants à se mobiliser ces prochains mois pour rappeler au gouvernement qu’il est plus rentable d’aider les personnes handicapées à demeurer à domicile plutôt que de les envoyer dans des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).

     

    Dans son discours, il a expliqué que l’État dépense près de 90 000 $ par année pour héberger une personne handicapée dans un CHSLD alors qu’il en coûte 28 000 $ par année pour offrir un maximum 44,5 heures de services d’aide à domicile en engageant une personne au salaire de 12 $/heure. « Je demande donc au premier ministre Couillard d’arrêter d’ignorer les personnes handicapées, que les fonctionnaires arrêtent de couper dans leurs heures d’aide à domicile et de les envoyer dans des CHSLD », indique M. Guilmette qui est atteint d’amyotrophie spinale de type 2. « Dans mon cas, j’ai besoin de services 24 heures par jour. Je sais qu’on va me dire que ça coûte cher de me donner des soins, mais me mettre en CHSLD va coûter plus cher. Il me semble que le contribuable québécois préférerait de loin que toute personne handicapée puisse vivre chez elle. »

     

    Le Mouvement Handicap-Québec a d’ailleurs souligné que des pays comme la Suède ont jugé qu’il était plus rentable d’abolir leurs CHSLD pour offrir un véritable service de maintien à domicile. Il soutient que le Québec devrait en faire autant en bonifiant le nombre d’heures de services du programme CES.

     

    Par ailleurs, le Mouvement souhaite que le gouvernement reconnaisse que les personnes handicapées inaptes au travail ne devraient pas être soumises aux mêmes règles de calcul pour bénéficier de l’aide sociale. « Nous exigeons du gouvernement qu’il reconnaisse qu’il existe des personnes réellement inaptes à l’emploi et qu’elles ne pourront jamais modifier leur situation, et qu’il faut les aider à vivre, et pas seulement dans la pauvreté », mentionne M. Guilmette.

     

    Dans la foule, le jeune Maxime, atteint de dystrophie musculaire, a expliqué que sa situation financière l’empêchait pour le moment de quitter le nid familial. À 24 ans, il rêve de vivre dans un appartement adapté avec sa compagne, mais il n’en a pas les moyens. « Comme je ne peux pas travailler, je reçois un chèque d’aide sociale, mais ce n’est pas assez pour vivre. Ce qu’on nous donne, c’est juste assez pour survivre », dit-il.













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