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    Le point sur le mégachantier

    L’ancien tronçon de voie d’accès, récemment détruit au-dessus de la rue Cazelais
    Photo: Valérian Mazataud Le Devoir L’ancien tronçon de voie d’accès, récemment détruit au-dessus de la rue Cazelais
    Relisez notre série sur les Expropriés de Turcot publiée à l'été 2011.

    On dit du complexe Turcot qu’il s’agit du plus grand chantier jamais entrepris au Québec. Les travaux préparatoires sont déjà en cours, mais le vrai signal de départ sera donné à l’automne avec la signature du contrat avec le consortium qui sera chargé de la conception et de la construction des nouvelles infrastructures routières.

     

    Bruit, poussière, activités de camionnage. Les prochaines années promettent d’être éprouvantables aux abords des échangeurs du complexe Turcot.

     

    En prévision du mégachantier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a procédé, en mai dernier, à la démolition de la bretelle Saint-Jacques vers l’autoroute 720 Est. Les impacts sur la circulation routière n’ont pas manqué de se faire sentir, mais les automobilistes, tout comme les résidents des quartiers environnants, devront prendre leur mal en patience puisque les travaux d’entretien de l’actuel échangeur Turcot ainsi que ceux du mégachantier se poursuivront jusqu’en 2020.

     

    Annoncé en 2007 et révisé en 2010, le chantier du complexe Turcot, dont les coûts sont évalués à 3,7 milliards, prévoit la reconstruction de quatre échangeurs (Turcot, de La Vérendrye, Angrignon et Montréal-Ouest) à proximité des structures actuelles. Les travaux incluent aussi la reconstruction de portions des autoroutes 15, 20 et 720.

     

    Initialement, Québec avait songé à un partenariat public-privé (PPP) pour le plan d’ensemble du complexe Turcot, avant de mettre de côté cette idée et de privilégier le mode « conception-construction ». Cette formule consiste à confier à l’entreprise privée la préparation des plans et devis ainsi que la construction du projet, faisant notamment en sorte que l’entreprise privée assume les risques de dépassement de coûts, a fait valoir le gouvernement.

     

    Lutte à trois

     

    Trois consortiums sont en lice pour ce mégachantier. Il s’agit du Groupe futur Turcot, formé de SNC-Lavalin Construction, Astaldi Canada, une entreprise italienne, et Zachry Corporation, du Texas. De son côté, le Groupement nouvel échangeur Turcot réunit Dragados Canada, Aecon, et les entreprises québécoises Pomerleau et Verreault. Finalement, KPH Turcot regroupe Kiewit et Parsons du Canada.

     

    En 2013, les cinq consortiums initialement retenus comptaient dans leurs rangs une entreprise ayant fait l’objet d’allégations de collusion, soit lors des travaux de la commission Charbonneau ou par l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Martin Roy, porte-parole de la Société québécoise des infrastructures, assure toutefois que toutes les entreprises engagées dans la course pour le complexe Turcot ont maintenant reçu leur certificat de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

     

    L’identité du consortium retenu sera connue au cours des prochains mois, car la signature du contrat est prévue pour l’automne. Les travaux en mode conception-construction débuteront en 2015 pour se terminer en 2020.

     

    Échangeur en sursis

     

    En parallèle des travaux préparatoires, le MTQ poursuit les travaux d’entretien de l’actuel échangeur Turcot dont l’état de détérioration impose la fermeture fréquente de voies de circulation, principalement la fin de semaine, afin d’effectuer les réparations nécessaires. La semaine dernière, trois bretelles ont été rouvertes à la circulation, dont celle de l’autoroute 15 Nord qui était fermée depuis le mois de mars, mais il faut s’attendre à ce que d’autres fermetures, partielles ou complètes, soient effectuées au cours des prochains mois.

     

    Reste que l’échangeur Turcot, inauguré en 1967, est sous haute surveillance et que des investissements importants doivent être faits pour veiller à son maintien en état jusqu’à ce que le nouvel échangeur prenne la relève. « On ne peut pas se passer de la fonctionnalité de l’échangeur Turcot », rappelle Mario St-Pierre, porte-parole du MTQ.













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