Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Communication difficile

    Le 780 rue Saint-Rémi
    Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Le 780 rue Saint-Rémi
    Entre les premières rumeurs sur la destruction du bâtiment en 2006 et l’avis de prise de possession en avril dernier, huit années se sont écoulées, années durant lesquelles les locataires se sont sentis maintenus dans l’ignorance.​
     

    « On a l’impression d’avoir été eus à l’usure » se désole Michel Charbonneau, qui, contrairement à la majorité des anciens locataires, n’a pas encore reçu de compensation pour dommages et intérêts de la part du MTQ. « En huit ans d’anxiété et de perte de sommeil, ils n’ont jamais rien fait pour nous rassurer. »

     

    « La préoccupation du MTQ est la sécurité routière, mais ils n’ont pas de respect pour les gens », observe Sophie Thiébaut. Dès le début du projet en 2007, il a fallu s’adapter au langage très complexe du ministère et à l’information distillée au compte-gouttes, se souvient l’élue de Projet Montréal.

     

    Du côté du MTQ, on explique pourtant avoir voulu plus se rapprocher des gens que d’habitude, notamment en offrant aux locataires deux mois et demi pour déménager après l’avis de prise de possession, plutôt que 15 jours comme le préconise la loi.

     

    Il n’empêche, certains résidents auraient préféré une ligne de communication plus facile pour joindre le MTQ. « L’ignorance, l’attente, ça tue tout le monde », déplore Kate Anglehart. Une observation qu’a d’ailleurs faite le MTQ lui-même dans un récent rapport qu’il a commandé au sujet des expropriations de la route 175.

     

    « Manque de convivialité »

     

    Me Daniel Bouchard, avocat spécialisé dans le droit municipal, constate pour sa part que la méthode du MTQ « manque de convivialité », mais qu’ils restent les meilleurs pour appliquer à la lettre la loi sur l’expropriation.

     

    Cette dernière définit une indemnité provisionnelle pour aider au changement de domicile, et préconise une compensation pour dommages et intérêts, dont la définition n’est pas toujours simple. « Le principe général, c’est que les locataires ne doivent pas se retrouver plus pauvres qu’ils l’étaient », explique Me Bouchard, qui conseille de faire appel au Tribunal administratif du Québec pour les négociations plus complexes.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.