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    Reconstruire à l’heure de l’entrepreneuriat social

    Trois étudiants de l’Université McGill s’amènent avec leur « Centre magnétique »

    Le projet de Centre magnétique souhaite instaurer une synergie entre les entrepreneurs en créant notamment un espace de travail participatif ouvert au public. Le centre-ville de Lac-Mégantic a été détruit par l’explosion d’un train en juin 2013.
    Photo: ?Jacques Nadeau Le Devoir Le projet de Centre magnétique souhaite instaurer une synergie entre les entrepreneurs en créant notamment un espace de travail participatif ouvert au public. Le centre-ville de Lac-Mégantic a été détruit par l’explosion d’un train en juin 2013.
    Au cœur du centre-ville ravagé de Lac-Mégantic, créer une résidence pour développer et porter des projets d’entreprise. Voilà le plan que trois étudiants de l’Université McGill — Cécile Branco-Côté, Ségolène Rolin et Bernard d’Arche — ont élaboré cet hiver lors d’un cours sur l’entrepreneuriat social. Aujourd’hui sur le point de devenir réalité, le « Centre magnétique » aura pour tâche de fédérer les innovations locales et de créer des synergies entre elles.

    Pourquoi Lac-Mégantic ? « On ne va pas se le cacher, explique Bernard d’Arche, c’est à cause de l’accident. Nous avons vu ça comme une occasion de rassembler tous les services nécessaires aux entrepreneurs. » Concrètement, le Centre serait un OBNL avec deux salariés. Sous un même toit, il réunirait plusieurs organismes dont les locaux ont été détruits par la catastrophe : la MRC du Granit, la Chambre de commerce de Lac-Mégantic, le Centre de développement local du Granit et la Société d’aide au développement des collectivités de la région de Mégantic. « Tous ces organismes travaillent dans le développement entrepreneurial, explique Cécile Branco-Côté. Avec le Centre magnétique, on facilite la coordination, l’offre de services et on maximise les ressources. » Pour l’heure, les étudiants en sont aux pourparlers avec les quatre organismes, mais pensent être fixés à la mi-août.

    Participatif

    Le second pan du projet est de créer un espace de travail participatif et accessible au public. En partenariat avec Louise Guay, du Living Lab de Montréal, les étudiants pourraient faire du centre une antenne d’un réseau de télétravail étendu à l’échelle du Québec. Le Living Lab, spécialisé dans la « cocréation et l’innovation ouverte », installera pour sa part un projet pilote dans les locaux de l’ancienne Caisse Desjardins à l’automne. Il pourrait ensuite déménager dans le Centre magnétique une fois celui-ci construit. Cécile Branco-Côté estime le coût total du Centre à 2 millions de dollars et sa construction d’ici deux ans, date à laquelle la MRC du Granit devra se reloger.

    Le 1er mai dernier, les trois étudiants se sont rendus sur les lieux à l’invitation de la Ville, afin de rencontrer la mairie et les organismes intéressés. Un mois plus tard, le trio remportait un prix de la Dobson Cup, une compétition de plan d’affaires de la Faculté de gestion de McGill accompagnée d’une bourse de 5000 $, pour financer les bases du projet.

    Sur place, le projet est soutenu par plusieurs personnes, dont la directrice du Centre de formation professionnelle Le Granit, Annie Gagnon. Celle-ci a bien voulu offrir les services d’un de ses professeurs en entrepreneuriat, Jacques Cloutier, lequel fait désormais partie intégrante du projet. Colette Roy-Laroche, la mairesse de la ville, a aussi assuré son soutien moral au projet.

    Parmi les projets de reconstruction de Lac-Mégantic, deux proposent des réalisations concrètes : Réinventer la ville — projet officiel de la municipalité —, et le Groupe Action Mégantic, un groupe de gens d’affaires pour lequel M. Cloutier est porte-parole. Ségolène Rolin insiste toutefois sur le caractère indépendant du projet. « On a écouté tout le monde, affirme-t-elle, on est un vent frais et on n’est pas là pour faire de l’argent. » Après la création du Centre magnétique, les étudiants se retireraient et laisseraient la gouvernance à un conseil d’administration composé d’élus des organismes participants.












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