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Réaménagement urbain

Le plus grand projet résidentiel du Plateau-Mont-Royal

La frontière nord du Plateau-Mont-Royal est le théâtre d'un important réaménagement urbain. Les terrains vagues se transforment en chantiers de construction et d'anciennes bâtisses sont rénovées afin de laisser la place aux condominiums.

À la limite de Rosemont, dans le quartier du Plateau-Mont-Royal, quatre projets gérés par Le Jardin en ville inc. sont en branle. Depuis 1999, la zone délimitée par la voie ferrée au nord, la rue Saint-Grégoire au sud, et les rues Marquette à l'est et Saint-Denis à l'ouest, est une zone résidentielle. Les «derniers terrains du Plateau» sont donc devenus des emplacements de choix pour construire des condominiums.

Les quatre projets de Jardin en ville inc.: Les Cours du parc Laurier; Le Jardin en ville; Le 5455 Saint-André et Le Jardin d'Héraclès, tous voisins, viennent remplir cette zone autrefois industrielle, où subsistent encore quelques garages et entrepôts, en occupant les terrains vagues ou en récupérant les bâtisses déjà existantes.

«Pour le moment, il reste encore quelques poches industrielles à l'intérieur de ce quadrilatère mais, éventuellement, toute cette zone est appelée à devenir uniquement résidentielle», explique Jean Bouchard, promoteur des projets de Jardin en ville inc. «Il s'agit de réaménagement urbain, poursuit-il. On construit beaucoup mieux de nos jours qu'il y a 100 ans. Et puisque la demande est forte dans un quartier comme le Plateau, ça ne stagne pas, dès qu'il y a une possibilité, on démolit les immeubles désaffectés et on reconstruit. Ou alors on utilise les quelques terrains vagues restants pour en faire des condominiums.» La plupart de ces terrains vacants doivent d'abord être décontaminés. C'est le cas de ceux situés au nord de la rue Saint-Grégoire, où se trouvaient autrefois des industries et une usine de traitement du charbon. Le processus est enclenché et tous les terrains seront décontaminés avant la fin des travaux de construction. De plus, puisque la voie ferrée est tout près, un mur coupe-son a été aménagé le long de celle-ci — à l'arrière des immeubles déjà construits — et d'autres s'ajouteront derrière chacun des projets, afin de minimiser le bruit.

Avec ses quatre projets, Le Jardin en ville inc. tente de rejoindre une clientèle diverse: des premiers acheteurs, mais également des baby-boomers. Presque tous les projets proposent le chauffage au gaz naturel, très rare sur le Plateau, et les prix varient, selon la superficie des unités — entre 880 et 1850 pi2 — , de 160 000 $ à 300 000 $.

Les Cours du parc Laurier

Les travaux de construction de la première phase des Cours du parc Laurier ont débuté dès 1999. Au coin des rues Saint-Grégoire et Garnier, la phase I du projet comprend un total de 130 unités, avec chauffage au gaz. Le projet en est maintenant à sa deuxième phase et les livraisons des immeubles 1000 et 2000 — situés rue Saint-Grégoire entre les rues Garnier et Chambord — sont prévues pour juin et décembre 2004. On prévoit en tout 337 unités réparties dans 12 immeubles, construites sur quatre étages autour d'un jardin central, avec terrasses sur le toit, cuisinières au gaz, plafonds de 9 pi, ascenseurs, espaces de stationnement souterrain et possibilité de foyer. Quatre-vingts autres unités devraient venir s'y ajouter avec la phase III du projet. Puisque 80 unités sont construites en moyenne par année, la construction du projet s'étalera encore durant environ quatre ans.

Avec Les Cours du parc Laurier, Le Jardin en ville inc. mise sur la proximité des services (métro, grandes artères, épiceries et commerces) mais également sur celle de la verdure, avec le parc Laurier en face et surtout avec le jardin intérieur auquel auront accès les copropriétaires des phases II et III du projet. «C'est vraiment ce qui fait la particularité de ce projet, nous dit M. Bouchard. Le terrain nous permet de jouer avec la dénivellation et d'offrir un jardin de grande envergure avec sentiers afin que les copropriétaires en profitent pleinement.»

Le Jardin en ville

«Dans chacun de nos projets, nous tentons d'intégrer un maximum de verdure», ajoute M. Bouchard. C'est spécialement le cas du projet Le Jardin en ville. Entre Saint-Denis et Saint-Hubert, au nord de la rue Boucher, Le Jardin en ville compte 79 unités, soit 4 à 8 unités par immeuble. Celles-ci sont regroupées autour d'un escalier central de type loggia italienne, ouvert sur l'extérieur, «afin de diminuer les frais de condo, mais aussi pour que les propriétaires aient l'impression d'habiter un petit immeuble plutôt qu'une conciergerie», explique M. Bouchard. Terrasses sur le toit et chauffage au gaz sont également disponibles.

Ce qui différencie Le Jardin en ville de ses voisins, c'est le fait qu'aucun immeuble ne lui fait face. «Il y a un jardin devant et un autre derrière la bâtisse, ce qui est très rare dans un quartier comme le Plateau», explique le promoteur. Îlot de verdure à deux pas de la rue Saint-Denis et de la station de métro Laurier, le projet offre le chauffage au gaz naturel, ainsi que des terrasses, mezzanines et espaces de stationnement extérieur. Une nouvelle rue, Hélène-Baillargeon, a même été créée afin d'accéder au projet. Ce dernier achèvera sa deuxième phase en décembre et les unités ont presque toutes été vendues.

Le 5455 Saint-André et Le Jardin d'Héraclès

Situé au 5455 rue Saint-André, au coin de Saint-Grégoire, le projet, dont la vente a débuté en février 2003, est presque achevé. Les 33 unités de condominiums et les 18 espaces de stationnement ont presque tous trouvé preneurs. L'édifice, autrefois le siège social de la firme d'assurances Bélair Direct, a été restauré et accueille maintenant les copropriétaires dans des appartements à un ou deux niveaux.

Juste à côté, mais architecturalement différent, un autre projet de Jardin en ville s'élèvera bientôt: Le Jardin d'Héraclès. Prévu pour juillet 2004, le projet devrait comprendre deux phases, s'étalant sur une période de deux ans. La première offrira 179 unités, soit 7 unités par immeuble, construites autour d'un jardin central, chauffées au gaz, et comprenant mezzanines et terrasses sur le toit.
 
 
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