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    Seuil de pauvreté d'une personne seule: 10 800 $

    10 novembre 2003 |Kathleen Lévesque, Tommy Chouinard | Actualités en société
    Québec entend réduire de 200 000 d'ici cinq ans le nombre de ménages qui vivent sous le seuil de la pauvreté, a appris Le Devoir en obtenant copie du plan d'action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

    Or Québec a défini lui-même le niveau de ce seuil. De manière transitoire, il sera fixé à 10 800 $ pour une personne seule, 15 500 $ pour un couple sans enfant et une personne chef de famille monoparentale avec un enfant, et 18 200 $ pour une personne chef de famille monoparentale avec deux enfants et un couple avec un enfant. Dans le cas d'une personne chef de famille monoparentale avec trois enfants ou plus comme dans celui d'un couple avec deux enfants, le seuil est de 22 000 $. Pour ce qui est des familles de plus de trois enfants, il s'élève à 24 500 $.

    Ces seuils ont été choisis à partir de la Mesure de faible revenu (MFR) de Statistique Canada et la Mesure du panier à la consommation (MPC) du ministère du Développement des ressources humaines du Canada. En fait, le seuil retenu par Québec est un peu plus bas que la MPC fédérale, une nouvelle mesure qui a donné ses premiers résultats en mai dernier. Selon cet indice, quelque 11,9 % des Québécois — environ 890 000 personnes — n'ont pas l'argent nécessaire pour se nourrir, se loger et se vêtir. Il s'agit du deuxième meilleur bilan au pays.

    L'Institut de la statistique du Québec et le Comité consultatif sur la pauvreté, qui sera créé avec l'adoption du plan d'action et où siégeront des représentants des groupes sociaux, devront déterminer un nouveau seuil de pauvreté pour l'avenir et mesurer les progrès réalisés.

    La loi 112 prévoyait la création d'un Observatoire de la pauvreté afin de procéder à cette tâche. C'est lui qui devait, selon la loi, «élaborer une série d'indicateurs devant servir à mesurer la pauvreté et l'exclusion sociale, les inégalités sociales et économiques, dont les écarts de revenus, ainsi que les autres déterminants de la pauvreté». Le gouvernement a finalement décidé de faire une croix sur cet observatoire.

    L'objectif principal de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale est d'«amener progressivement le Québec, d'ici dix ans, au nombre des nations industrialisées comptant le moins de personnes pauvres». Afin d'atteindre cet objectif, Québec souhaite également ramener le taux de chômage de longue durée au Québec à celui de la moyenne canadienne.
     
     
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