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    Femmes violentées: difficile accès aux refuges malgré leur nombre croissant

    Ottawa — Même si le nombre de refuges pour femmes violentées continue d’augmenter au Canada, les femmes y sont encore parfois refusées faute de place.

     

    L’Enquête sur les maisons d’hébergement, réalisée par Statistique Canada et publiée jeudi, révèle que, la journée du 18 avril 2012 (date de l’enquête), 379 femmes et 215 enfants n’ont pu être admis puisqu’il n’y avait pas de places disponibles.

     

    En 2008, on comptait 569 refuges au Canada, contre 601 en 2012. Il s’en est donc créé 32 en quatre ans.

     

    Violence récurrente

     

    La violence demeure la principale cause de fréquentation pour 74 % des femmes admises.

     

    L’enquête démontre aussi que les situations de violence sont rarement rapportées à la police. De l’aveu des responsables des refuges, une minorité des incidents de violence (32 %) font l’objet d’un signalement.

     

    Statistique Canada a choisi la date du 18 avril 2012 pour recenser les personnes en centre d’hébergement. Ce jour-là, 4566 femmes et 3570 enfants résidaient dans l’un des 601 refuges ouverts au pays. Pour le tiers de ces femmes, il s’agissait d’un retour. Le taux de réadmission le plus élevé est enregistré dans les refuges dits « d’urgence », où 49 % des résidantes y avaient déjà séjourné.

     

    Pour 68 % des femmes violentées l’agresseur était leur partenaire actuel et 17 % avaient été violentées par un ancien partenaire. Plus de la moitié des femmes en refuges, soit 53 %, ont fui la violence avec un ou des enfants.













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