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    La mobilisation citoyenne s’organise

    Le projet d’exploration pétrolière sur Anticosti est dénoncé

    Le projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti a été présenté la semaine dernière par le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, et la première ministre, Pauline Marois.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti a été présenté la semaine dernière par le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, et la première ministre, Pauline Marois.

    La mobilisation citoyenne s’organise pour dénoncer l’investissement de 115 millions de dollars de fonds publics dans l’exploration de pétrole de schiste à l’île d’Anticosti. Le Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la Vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) a recruté plusieurs organismes citoyens, un peu partout au Québec, pour dénoncer le projet du gouvernement Marois. « On a décidé d’élargir notre champ d’action, de ne pas seulement militer contre les gaz de schiste, mais aussi contre les hydrocarbures non conventionnels », note Jacques Tétreault porte-parole du RIGSVSL.

     

    Ce lundi matin, une rencontre est prévue à Saint-Hyacinthe, où le regroupement va annoncer que neuf groupes citoyens, dont Groupe citoyen des îles de la Madeleine, Ensemble pour un avenir durable du Grand Gaspé et Non à une marée noire dans le Saint-Laurent, vont joindre leurs forces aux leurs pour dénoncer le virage et la position du gouvernement Marois en ce qui concerne l’île d’Anticosti.

     

    « Nous, on trouve ça dangereux de se lancer dans l’exploration à Anticosti parce qu’on va utiliser des techniques de fracturation pour savoir s’il y a du pétrole. On croit qu’on devrait laisser le pétrole là et être patient jusqu’à ce qu’on démontre que les technologies sont sans danger », propose M. Tétreault. « Ça fait 300 millions d’années qu’il est là, ce pétrole. Il ne s’envolera pas. Pourquoi faut-il s’empresser, au risque de polluer l’environnement des futures générations ? », demande-t-il.


    Le PQ « indigne de son fondateur »

     

    Le metteur en scène Dominic Champagne, qui travaille depuis plusieurs mois sur un documentaire sur l’exploitation du pétrole à Anticosti, se pose lui aussi plusieurs questions sur les nouvelles orientations du gouvernement Marois.

     

    Il se questionne sur l’urgence du Parti québécois (PQ) à se lancer dans l’exploration pétrolière. « Le Parti québécois est pour moi indigne de son fondateur », lance M. Champagne en expliquant que René Lévesque s’était évertué en 1962 à démontrer à la population québécoise l’importance d’investir dans l’hydroélectricité. « Lévesque s’était adonné à un exercice démocratique, ce que n’a pas fait le gouvernement. On nous a mis devant le fait accompli sans qu’il y ait de proposition à débattre. On nous prive ainsi d’un débat démocratique important et essentiel », déplore-t-il.

     

    M. Champagne craint aussi que les citoyens de Port-Meunier sur l’île d’Anticosti ne soient pris « en otage » et que leurs voix ne soient pas entendues sur la question. « J’y suis allé trois fois, j’y suis resté presque deux mois et je peux vous dire qu’ils ne sont pas tous d’accord avec ces projets de pétrole. Mais comme tout le monde se connaît, là-bas, personne n’ose parler trop fort et faire du bruit », affirme-t-il.

     

    Le député de Québec solidaire Amir Khadir se réjouit de voir la mobilisation citoyenne de même que celle d’artistes pour soulever un débat sur l’exploration et éventuellement l’exploitation de l’or noir à Anticosti. « Le véritable questionnement doit venir des électeurs. C’est à la base électorale du PQ de rappeler à l’ordre les dirigeants qui sont trop sensibles au lobby du pétrole. J’ose espérer qu’ils pourront le faire reculer », a-t-il dit.

    Le projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti a été présenté la semaine dernière par le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, et la première ministre, Pauline Marois. Dominic Champagne












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