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    Nouveau-Brunswick

    ​Le BST a un indice sur la cause probable du déraillement

    Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) possède déjà un indice important sur la cause possible du déraillement suivi de l'incendie, mardi, d'un convoi de marchandises du Canadien National près de Plaster Rock, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

    Les enquêteurs ont en effet constaté qu'une roue du 13e wagon, soit près de la tête du convoi de 122 wagons, présentait des fissures et s'était déplacée vers l'intérieur de l'essieu.

    «Cette roue a bougé de son essieu et s'est écartée de la voie, ce qui a entraîné le déraillement de cet essieu monté», a expliqué l'enquêteur Guy Laporte, en conférence de presse jeudi matin à Plaster Rock.

    «La roue est venue vers l'intérieur [...] et elle a roulé sur le ballast et les traverses, mais l'essieu ne s'est pas rompu», a-t-il ajouté plus tard.

    L'enquêteur a par ailleurs précisé que son équipe avait trouvé un rail rompu.

    M. Laporte a toutefois averti qu'il était encore impossible de confirmer qu'un de ces éléments aurait pu être la cause directe du déraillement de 19 wagons et d'une locomotive télécommandée.

    D'autres éléments ne sont d'ailleurs pas écartés, a indiqué l'expert. «La température froide peut créer un problème. On ne dit pas que c'est ça, mais ça pourrait être un facteur contributif. Mais ce n'est pas confirmé du tout.»

    Quatre employés du Bureau s'affairaient sur le site jeudi et deux autres employés du laboratoire technique du BST étaient attendus sur les lieux plus tard dans la journée.

    Incendie majeur

    Le déraillement du convoi, qui transportait notamment du pétrole brut et du gaz liquéfié, a provoqué un incendie majeur qui faisait toujours rage jeudi matin et qui a forcé l'évacuation de quelque 150 personnes.

    Le pétrole brut était transporté dans des wagons de type DOT-111, ceux-là mêmes qui ont explosé dans le centre-ville de Lac-Mégantic le 6 juillet dernier et dont la sécurité pour le transport de matières inflammables ou explosives a été remise en question à la suite de la catastrophe ferroviaire qui a fait 47 morts.

    «Ce qu'ils transportent est inflammable au plus haut point et déjà ils disent que ces wagons ne sont pas faits pour ça, s'est insurgé le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Yvon Godin. On est en train de jouer à la roulette russe; c'est une bombe qui roule sur les chemins de fer.»

    Dans ce cas-ci, heureusement, le déraillement n'a fait aucun blessé.

    «C'est juste par pure “luck“, comme si on jouait à la 6-49, que le train ait déraillé à deux kilomètres de Plaster Rock, a mentionné M. Godin. Imaginez si c'était encore arrivé dans un village.»

    Le convoi s'étendait sur 8045 pieds (2452 mètres) et pesait 9938 tonnes. Il comptait 65 wagons chargés, 25 wagons vides, 32 wagons contenant des résidus, trois locomotives de tête et une locomotive télécommandée.

    Le député néo-brunswickois a par ailleurs vertement dénoncé le mutisme du gouvernement Harper.

    «Nous sommes deux jours après l'incident et le gouvernement n'a toujours pas parlé aux médias. Il est complètement muet. Il est où le leadership du gouvernement, lui qui est responsable de la sécurité publique?», s'est-il interrogé.

    Plus encore, M. Godin s'est élevé contre l'immobilisme du gouvernement conservateur.

    «Quand ils disent qu'il est trop tôt pour intervenir, c'est faux; il n'est pas trop tôt. C'est le troisième incident en quelques mois, après Lac-Mégantic et l'Alberta et il y en a eu d'autres aux États-Unis aussi. Il n'est pas trop tôt. C'est le temps de dire que quelque chose doit être fait. On ne peut pas continuer comme ça», a conclu le député de la péninsule acadienne.


    Par Pierre Saint-Arnaud
     
     
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