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    Débat aux allures de dialogue de sourds autour des OGM

    Une représentante de Monsanto débattait avec Greenpeace à Montréal

    Lors d’une rare intervention publique au Québec, le géant américain Monsanto a répondu mercredi soir aux nombreuses critiques dont il fait l’objet. Lors d’un débat présenté à Montréal, sa représentante a affirmé que la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) constitue un avancement technologique qui n’a rien de nocif pour la santé humaine.

     

    La présence sur une même scène d’une artiste et militante américaine, d’un professeur de biochimie, mais surtout d’un représentant de Greenpeace International et de la directrice des affaires publiques de Monsanto Canada a surtout donné lieu à un dialogue de sourds.

     

    Des « outils » imposés ?

     

    Dès les premiers échanges, la porte-parole de l’entreprise spécialisée dans les biotechnologies agricoles, Trish Jordan, a soutenu que ses semences et ses herbicides ne constituent qu’un des « outils » offerts sur le marché pour faciliter le travail des fermiers. Les agriculteurs n’ont pas vraiment le choix, a répliqué le directeur de la campagne Agriculture de Greenpeace, Éric Darier. Selon lui, la compagnie américaine contrôle près 60 % des semences à l’échelle de la planète.

     

    Questionnée sur la validité des études scientifiques que Monsanto mène pour tester ses propres produits, Mme Jordan a haussé le ton. « Nos seuls clients, ce sont les fermiers. Pensez-vous vraiment que nous voudrions leur vendre un produit qui est nocif pour eux?»

     

    Pénurie alimentaire

     

    Au terme d’une heure d’échanges devant un auditoire visiblement divisé, une seule idée a fait consensus : il faut répondre à la pénurie alimentaire que pourrait causer l’augmentation de la population mondiale d’ici 2050. Monsanto croit que les OGM peuvent aider les agriculteurs « à faire plus avec moins », tandis que Greenpeace privilégie le « principe de précaution » devant l’incertitude de leurs effets sur la santé. L’organisme favorise d’autres solutions, comme la réduction du gaspillage. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture évalue qu’un aliment produit sur trois est gaspillé chaque année dans le monde.

     

    Au Canada, la Loi sur les aliments et les drogues encadre la vente d’aliments génétiquement modifiés. Le gouvernement fédéral évalue les produits au cas par cas avant leur mise en marché, mais l’étiquetage des aliments OGM n’est pas obligatoire.













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