L'espoir demeure à Novochakhtynsk - Treize hommes sont toujours piégés dans la mine inondée
27 octobre 2003
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Trente-trois mineurs, sur les 46 qui s’étaient trouvés bloqués il y a plus de trois jours par une brusque inondation issue d’un lac souterrain, à environ 800 mètres de profondeur dans le puits Zapadnaïa de ce bassin houiller, avaient pu être r
Novochakhtynsk (Russie) — Les sauveteurs ne perdaient pas espoir hier de retrouver vivants 13 mineurs restés bloqués depuis jeudi dans la mine inondée de Novochakhtynsk (sud de la Russie), mais les chances s'amenuisaient au fur et à mesure de la montée des eaux.
Trente-trois mineurs, sur les 46 qui s'étaient trouvés bloqués il y a plus de trois jours par une brusque inondation issue d'un lac souterrain, à environ 800 mètres de profondeur dans le puits Zapadnaïa de ce bassin houiller, avaient pu être ramenés sains et saufs à la surface samedi.
Mais aucun contact n'a jusqu'à présent pu être établi avec les 13 hommes restés manquants, que les sauveteurs espèrent réfugiés dans une poche d'air constituée dans une galerie en pente ascendante.
À l'entrée de la mine, une cinquantaine de femmes âgées, mères et parentes des mineurs bloqués, se sont réunies hier pour prier à genoux, icônes et cierges dans les mains, autour de trois prêtres orthodoxes.
«L'espoir demeure de les retrouver vivants», a affirmé un haut responsable de l'état-major des secours, qui n'a pas voulu être cité nommément.
L'eau s'accumule
Mais le percement d'une galerie depuis le puits voisin, vers l'endroit où sont censés se trouver les 13 hommes, pourrait prendre encore des jours, alors que l'arrivée de l'eau dans la mine, un moment endiguée grâce au déversement de centaines de mètres cubes de béton et de gravier dans le puits principal, continuait.
«Dans 40 heures toutes les galeries seront inondées», a déclaré le porte-parole du gouverneur de la région, Kirill Jitinev, ajoutant que l'inondation pourrait se propager aux puits voisins.
«Nous espérons arriver d'ici [demain] matin à l'endroit où se seraient réfugiés les mineurs», a déclaré Vladimir Fialkine, directeur du puits Komsomolskaïa d'où opèrent les sauveteurs.
«Nous supposons qu'ils sont réfugiés dans une poche de la zone Nord, qui n'est pas inondée», a-t-il ajouté.
Cependant, a reconnu le même responsable, «l'eau continue d'arriver dans le puits principal de la mine et l'on ne réussit toujours pas à le boucher».
Le porte-parole du gouverneur a déclaré que l'eau arrivait «plus vite que ces derniers jours», progressant au rythme de 50 centimètres par heure.
Un responsable de l'état-major de crise a déclaré que les sauveteurs avaient progressé hier de 26,50 mètres dans le percement de leur galerie depuis Komsomolskaïa, et étaient «exactement à mi-chemin».
Des appareils d'aération ont été rétablis dans ce puits désaffecté qui n'en était plus équipé, et la teneur en oxygène y est maintenant normale. Deux sauveteurs avaient été intoxiqués la veille par la concentration d'oxyde de carbone dans ce puits.
La température à l'intérieur de la mine se situe entre 20 et 22 degrés, ce qui devrait permettre la survie des mineurs bloqués.
De l'avis général, la catastrophe était prévisible dans ce bassin houiller en pleine récession depuis la chute du régime soviétique en 1991, mais les hommes du pays continuaient de travailler à la mine, pour des salaires ne dépassant pas les 1500 roubles (65 $ canadiens) mensuels, faute de mieux.
«D'après les normes de sécurité il fallait pomper en permanence [pour évacuer les infiltrations dans la mine], mais l'eau n'était plus pompée depuis 1999, la menace était évidente, tout le monde était au courant», a confié Evgueni, mineur retraité de 72 ans.
Trente-trois mineurs, sur les 46 qui s'étaient trouvés bloqués il y a plus de trois jours par une brusque inondation issue d'un lac souterrain, à environ 800 mètres de profondeur dans le puits Zapadnaïa de ce bassin houiller, avaient pu être ramenés sains et saufs à la surface samedi.
Mais aucun contact n'a jusqu'à présent pu être établi avec les 13 hommes restés manquants, que les sauveteurs espèrent réfugiés dans une poche d'air constituée dans une galerie en pente ascendante.
À l'entrée de la mine, une cinquantaine de femmes âgées, mères et parentes des mineurs bloqués, se sont réunies hier pour prier à genoux, icônes et cierges dans les mains, autour de trois prêtres orthodoxes.
«L'espoir demeure de les retrouver vivants», a affirmé un haut responsable de l'état-major des secours, qui n'a pas voulu être cité nommément.
L'eau s'accumule
Mais le percement d'une galerie depuis le puits voisin, vers l'endroit où sont censés se trouver les 13 hommes, pourrait prendre encore des jours, alors que l'arrivée de l'eau dans la mine, un moment endiguée grâce au déversement de centaines de mètres cubes de béton et de gravier dans le puits principal, continuait.
«Dans 40 heures toutes les galeries seront inondées», a déclaré le porte-parole du gouverneur de la région, Kirill Jitinev, ajoutant que l'inondation pourrait se propager aux puits voisins.
«Nous espérons arriver d'ici [demain] matin à l'endroit où se seraient réfugiés les mineurs», a déclaré Vladimir Fialkine, directeur du puits Komsomolskaïa d'où opèrent les sauveteurs.
«Nous supposons qu'ils sont réfugiés dans une poche de la zone Nord, qui n'est pas inondée», a-t-il ajouté.
Cependant, a reconnu le même responsable, «l'eau continue d'arriver dans le puits principal de la mine et l'on ne réussit toujours pas à le boucher».
Le porte-parole du gouverneur a déclaré que l'eau arrivait «plus vite que ces derniers jours», progressant au rythme de 50 centimètres par heure.
Un responsable de l'état-major de crise a déclaré que les sauveteurs avaient progressé hier de 26,50 mètres dans le percement de leur galerie depuis Komsomolskaïa, et étaient «exactement à mi-chemin».
Des appareils d'aération ont été rétablis dans ce puits désaffecté qui n'en était plus équipé, et la teneur en oxygène y est maintenant normale. Deux sauveteurs avaient été intoxiqués la veille par la concentration d'oxyde de carbone dans ce puits.
La température à l'intérieur de la mine se situe entre 20 et 22 degrés, ce qui devrait permettre la survie des mineurs bloqués.
De l'avis général, la catastrophe était prévisible dans ce bassin houiller en pleine récession depuis la chute du régime soviétique en 1991, mais les hommes du pays continuaient de travailler à la mine, pour des salaires ne dépassant pas les 1500 roubles (65 $ canadiens) mensuels, faute de mieux.
«D'après les normes de sécurité il fallait pomper en permanence [pour évacuer les infiltrations dans la mine], mais l'eau n'était plus pompée depuis 1999, la menace était évidente, tout le monde était au courant», a confié Evgueni, mineur retraité de 72 ans.
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