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    Lettre - La mauvaise foi est-elle une valeur québécoise?

    1 novembre 2013 |Camille S. Beaudet - Le 31 octobre 2013 | Actualités en société

    On en entend parler de temps en temps : les conditions de vie des autochtones au Québec sont épouvantables. Et pourtant, tout le monde ferme les yeux. « Bof », se dit-on. De toute façon, ce ne sont que des « BS », des drogués, des alcooliques, qui ne paient pas de taxes, n’est-ce pas ?

     

    C’est malheureusement trop souvent vrai, mais c’est de notre faute, pas de la leur. Comment reprocher aux autochtones québécois leur taux de décrochage scolaire catastrophique (de 28 points plus élevé que les non autochtones québécois), par exemple, quand on leur impose une éducation exclusivement en langue seconde (le français ou l’anglais) à partir de la 3e année du primaire ?

     

    Tels les Japonais qui, d’un accord tacite, vivent dans le déni des atrocités commises par leur armée durant la Seconde Guerre mondiale, nous évitons le sujet. Il nous est plus facile, en parfaits hypocrites, de pester contre les Anglais qui nous ont conquis.

     

    Cette rancune est légitime, mais il faudrait savoir la transposer aux autochtones que nous avons envahis. Le peu d’importance accordé aux Premières Nations, ça ne va pas à l’encontre des valeurs québécoises, ça ?

     
     
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