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    Une voix féminine pour l’Islam

    Femmes autochtones: l’ONU s’en mêle

    Ottawa — Le Canada a rejeté 40 des 162 recommandations formulées par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dont une série de résolutions appelant le Canada à mener une vaste enquête sur la violence contre les femmes autochtones. L’ambassadrice du Canada à Genève, Elissa Golberg a déclaré que le Canada prenait cette question au sérieux, mais que les provinces et les autorités locales étaient mieux placées pour obtenir des résultats dans ce domaine. Parmi les pays qui ont appelé à une enquête figurent la Suisse, la Norvège et la Nouvelle-Zélande, mais aussi l’Iran, Cuba et la Biélorussie, des pays ayant un piètre bilan en matière de droits de la personne.

    La Presse canadienne

    Certains musulmans font à tort de la religion musulmane une religion patriarcale, en attribuant la violence faite aux femmes dans leur communauté aux Saintes Écritures de l’Islam, soit au Coran.

     

    C’est ce qu’avance l’intellectuelle musulmane Asma Barlas, en avant-propos d’un rapport sur la violence à l’égard des femmes publié par le Conseil canadien des femmes musulmanes. Ce rapport analyse la présence dans la communauté musulmane canadienne de violences envers les femmes telles les féminicides, les mariages forcés, ou la violence conjugale.

     

    Et « étant donné que, pour les musulmans, le Coran est la parole de Dieu, l’avis général est que c’est Dieu lui-même qui autorise les hommes à contrôler les femmes ou à les maltraiter ».

     

    Par ailleurs, « chez certains musulmans, poursuit Asma Barlas, il y a une réticence à nommer et à discuter ces croyances et ces pratiques, car le processus mène souvent à une pléthore de sentiments antimusulmans et de stéréotypes ».

     

    Toujours selon Asma Barlas, on peut parfaitement « interpréter le Coran de manière à comprendre qu’il rejette la violence à l’égard des femmes, ce qui incite à se demander pourquoi la plupart des musulmans restent attachés si compulsivement à ces interprétations patriarcales ».

     

    Or, l’un des plus grands obstacles à la dénonciation de cette violence par les femmes musulmanes elles-mêmes est « la crainte de perdre leur identité religieuse ou culturelle ».

     

    Par exemple, les femmes musulmanes peuvent hésiter à chercher le soutien de services publics lorsqu’elles sont victimes de violence, parce qu’on y assure une approche résolument individualiste qui s’oppose au collectivisme qui définit les communautés musulmanes.

     

    Pourtant, le Conseil s’oppose à ce que l’on définisse des crimes visés, les crimes d’honneur, par exemple, comme étant typiques de certaines communautés culturelles.

     

    Le Conseil suggère d’ailleurs qu’on n’utilise pas le terme « crime d’honneur », mais plutôt féminicide, un terme englobant tous les meurtres commis sur des personnes de sexe féminin.

     

    Mariages forcés

     

    Au sujet des mariages forcés, qui ne sont pas des mariages arrangés, rappelle-t-on, le Conseil cite une étude ontarienne de la South Asian Legal Clinic of Ontario, selon laquelle 30 organismes auraient traité de 219 cas de mariages forcés.

     

    La majorité des personnes forcées de se marier, surtout des femmes, avaient entre 19 et 24 ans. 75 % avaient subi des pressions mentales ou sociales. En fait, près du quart des répondants au sondage de la SALCO ont indiqué avoir été séquestrés par leur famille et 14 % ont affirmé avoir été enlevés pour garantir leur mariage.

     

    Parmi les raisons invoquées pour justifier ces mariages, le rapport mentionne entre autres la pression de la famille élargie, le maintien des idéaux culturels et religieux reconnus, le maintien d’une culture de survie dans le nouveau pays, et le contrôle de tout comportement non désiré comme la consommation d’alcool et de drogues ou l’occidentalisation, et enfin, le désir de faciliter l’immigration.

     

    Parmi les recommandations présentées pour éradiquer cette « grave forme de violence à l’égard des femmes », le rapport suggère la mise sur pied d’un groupe de travail qui s’interrogerait entre autres sur la nécessité de rehausser l’âge minimum auquel une personne peut se marier, ou de faire du mariage forcé une infraction criminelle distincte.

     
     
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