samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Ottawa envisage de financer des résidences pour toxicomanes

20 octobre 2003  Actualités en société
Winnipeg — Le gouvernement fédéral étudie la possibilité de financer des résidences pour les toxicomanes et les alcooliques, qui incluraient des salles d'injection supervisées.

«Nous voulons examiner les besoins des toxicomanes et des alcooliques sans abri, ou sur le point de le devenir, pour déterminer comment mettre à leur disposition un hébergement à long terme», a dit M. Jim Zamprelli, un chercheur principal de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), l'agence du gouvernement fédéral chargée de l'habitation.

Alors que plusieurs centres d'hébergement pour sans-abri existent déjà au Canada, la plupart refusent d'admettre les personnes qui s'y présentent sous l'influence de l'alcool ou de drogues.

L'initiative fédérale s'appuie sur le concept de réduction des risques pour la santé et vise à aider les toxicomanes à profiter d'un hébergement pour plus longtemps qu'une nuit.

«En créant un endroit pour accueillir les toxicomanes ou les alcooliques, nous affirmerions que l'abstinence complète ne constitue pas la solution pour eux, à ce stade», a expliqué Jim Zamprelli.

Ces résidences pourraient inclure des salles où les toxicomanes s'injecteraient des drogues dans un environnement supervisé — semblable à la salle inaugurée le mois dernier à Vancouver, a indiqué le chercheur principal de la SCHL.

«La solution pourrait être de construire des résidences autour d'un tel endroit», a expliqué

M. Zamprelli.

Le centre de Vancouver met des trousses d'injection à la disposition des toxicomanes, qui peuvent de plus consommer sur place, sous la supervision d'une infirmière.

L'objectif du centre est de prévenir les risques de surdose et de maladies transmissibles par le partage des seringues. Lorsqu'ils ont terminé, les consommateurs de drogue ont accès à une salle de repos, où des services de consultation sont offerts.

Ce type de sevrage de la drogue ou de l'alcool, soutenu par des services de consultation, pourrait s'appliquer dans le cadre d'une résidence, a dit M. Zamprelli.

L'Alliance indignée

La perspective d'utiliser des fonds publics pour héberger des consommateurs de drogue soulève toutefois l'indignation du député de l'Alliance canadienne Randy White. Selon lui, le fait de rendre la vie des toxicomanes plus confortable ne contribuera qu'à favoriser leur consommation.

Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant la mise sur pied d'un tel type de résidences. La SCHL recherche actuellement quelqu'un pour mener l'étude, qui devra ensuite être soumise au gouvernement fédéral.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012