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    Selon le Bureau de sécurité des Transports, la MMA a été prévenue à temps

    Un responsable du Bureau de la sécurité des transports du Canada a indiqué mardi que 14 enquêteurs étaient déployés sur le terrain pour faire la lumière sur le déraillement du train transportant du pétrole brut.
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Un responsable du Bureau de la sécurité des transports du Canada a indiqué mardi que 14 enquêteurs étaient déployés sur le terrain pour faire la lumière sur le déraillement du train transportant du pétrole brut.









    Consultez notre dossier
    sur la tragédie de Lac-Mégantic


    Consultez aussi l'album photos de la Sûreté de Québec concernant la catastrophe
    Lac-Mégantic — L'enquête menée par le Bureau de sécurité des Transports (BST) est d'une complexité extrême, mais a permis déjà d'établir une séquence d'événements qui contredit la version de Maine, Montreal and Atlantic Railway (MMA) selon laquelle ses employés n'auraient pas été prévenus d'un incendie survenu sur le train à Nantes, pas suffisamment tôt en tout cas pour prévenir la suite tragique des événements.

    Or, dans un point de presse ce mardi à Lac-Mégantic, deux enquêteurs du BST ont indiqué que le train s'est arrêté vendredi soir dernier à Nantes, municipalité voisine de Lac-Mégantic, vers 23h. Qu'à 23h50 un incendie a été signalé au «contrôleur de la circulation ferroviaire de la compagnie», que le service des incendies de Nantes est arrivé pour éteindre le feu, qu'un employé de MMA autre que le conducteur est arrivé ensuite sur les lieux pour aider le service d'incendie, a expliqué Ed Belkaloul, gestionnaire régional d'enquête au BST.

    «Vers minuit, on sait que le moteur a été coupé. Le feu est éteint et environ vers 1h du matin, le train a commencé a roulé [seul] juste après le départ des pompiers et du représentant de la compagnie», a-t-il ajouté. Cela contredit la version du président de MMA qui a affirmé dans certains médias, dont La Presse, qu'au moment où la compagnie avait été informée il aurait été déjà trop tard.

    Entre autres informations récoltées par quelque 14 enquêteurs sur la scène et à partir d'entrevues, le BST a déterminé qu'une pente d'environ 1,2 % sépare Nantes de Lac-Mégantic, ce qui explique la vitesse élevée — mais non déterminée — avec laquelle le train est entré dans la ville, ce qui a provoqué son déraillement dans une courbe à 1h14 précises le samedi. Il a aussi été confirmé que le train était toujours resté sur la voie principale, jamais sur la voie d'évitement, sur laquelle avec un dérailleur la tragédie aurait été évitée.

    L'utilisation de wagons-citernes de classe 111, pour usage général allant du transport d'huile de maïs jusqu'à celui de pétrole brut, a aussi fait l'objet d'analyses. «Ce sont des wagons destinés au transport de toutes sortes de marchandises, donc ce ne sont pas des wagons qui sont protégés comme ceux qui, par exemple, transportent du propane», a expliqué M. Belkaloul. Il n'y a rien d'illégal dans l'utilisation de ce type de wagon, a dit l'enquêteur, tout en ajoutant qu'un déraillement passé à LaTuque impliquant ce type de wagons transportant de l'acide a conduit déjà le BST a émettre une recommandation ciblant les «faiblesses» de ces wagons-là.

    Des questions essentielles restent toujours en suspens: quelle est la cause de l'incendie? Les freins à main applicables sur les wagons-citernes ont-ils été activés? «Cette information sera disponible lorsque nous aurons accès aux wagons», dit M. Belkaloul. Plusieurs des wagons sont dans un empilement sur la scène à ce jour examinée tant par les enquêteurs du BST que par ceux de la Sûreté du Québec. Les règles dictant le nombre de freins à main à appliquer suivent le poids et la longueur d'un convoi, a expliqué Ed Belkaloul. «Mais ce sont des règles qui sont laissées à la discrétion des compagnies, car elles doivent aussi les ajuster en fonction de la géographie et de la pente du terrain.»

    L'accès à la «boîte noire» de la locomotive arrière a permis de comprendre certains faits, certains d'entre eux seulement ayant été divulgués aux médias. Des cinq locomotives comprises dans ce train de transport, une seule avait un moteur en marche au moment de l'incendie, ont compris les enquêteurs du BST.    

     
    Un responsable du Bureau de la sécurité des transports du Canada a indiqué mardi que 14 enquêteurs étaient déployés sur le terrain pour faire la lumière sur le déraillement du train transportant du pétrole brut. Quatorze enquêteurs étaient déployés sur le terrain pour faire la lumière sur le déraillement du train transportant du pétrole brut.
     
     
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