Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Le Québec numérique aime les réseaux sociaux

    Si près de la moitié des internautes fréquentent les réseaux sociaux sur une base quotidienne, 71,8 % d’entre eux n’y vont que pour consulter les contenus, contre 35,2 % qui en créent.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Justin Sullivan Si près de la moitié des internautes fréquentent les réseaux sociaux sur une base quotidienne, 71,8 % d’entre eux n’y vont que pour consulter les contenus, contre 35,2 % qui en créent.

    Massivement branché, mais majoritairement discret. En 2013, le Québec confirme son engouement pour les réseaux sociaux numériques, dont Facebook est le plus épidémique des représentants. Une adoption qui connaît une croissance chez les 55 ans et plus, mais dont l’examen vient également confirmer le fait qu’en ces lieux, il y a finalement bien plus de personnes qui écoutent que de personnes qui parlent, à en croire les plus récentes données NETendances du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO).


    Dans l’ensemble, en 2013, 82,2 % des internautes du Québec ont désormais une vie numérique sur l’un de ces réseaux, indique le document dévoilé mercredi. Il s’agit d’une progression de 4 points par rapport à l’année précédente. Très populaires chez les jeunes - 90,9 % y ont élu domicile -, ces nouveaux espaces sont également de plus en plus investis par les internautes plus âgées, les 55 à 64 ans, qui sont désormais 74 % à y avoir fait muter leur socialisation. Contre 59 %, un an plus tôt.

     

    Pression sociale


    « Les réseaux sociaux ont infiltré plusieurs sphères de notre société, sous l’influence de tendances numériques qui proviennent des États-Unis, mais également de la pression sociale qui tend à accroître l’engouement pour ces réseaux afin de rester en contact avec nos amis et d’avoir une vie sociale », a indiqué au Devoir Mary Jane Kwok Choon, spécialiste des réseaux sociaux au Groupe de recherche interdisciplinaire sur la communication, l’information et la société (GRICIS) de l’UQAM. Une vie sociale qui toutefois n’a pas toujours besoin de mots ou d’images pour être consommée.


    Ainsi, indiquent les données du CEFRIO, si près de la moitié des internautes fréquentent les réseaux sociaux sur une base quotidienne, ils vont aussi là principalement pour voir et écouter ce qui s’y passe, plutôt que pour alimenter des discussions : 71,8 % d’entre eux consultent en effet les contenus, contre 35,2 % qui en créent. Par ailleurs, 51,5 % interagissent avec d’autres alors que près de la moitié des adeptes de ces réseaux se posent plutôt en simple courroie de transmission d’informations, en relayant ou partageant des liens ou documents créés par d’autres, précise l’étude.


    « Ce portrait n’est pas étonnant, résume Mme Kwok Choon. L’observation en silence des activités de ses amis Facebook, même si elle relève du voyeurisme, est une norme inhérente aux interactions sur les réseaux sociaux. Qui plus est, les utilisateurs y exposent des informations intimes et privés en s’assurant d’offrir la représentation souhaitée d’eux-mêmes et aiment aussi surveiller la représentation que se construisent leurs amis. »

     

    Des marques et des personnalités


    Socialisation et culture semblent d’ailleurs trouver des points de convergence dans ces réseaux sociaux numériques, indique le CEFRIO, en notant que les organisations du secteur des arts et spectacles sont très populaires auprès des abonnés à ces services : 26 % des internautes branchés sur ces réseaux disent en effet « suivre » un de ces organismes ; les personnalités publiques, les marques de commerce et les journalistes suivent dans une proportion de 24 %. Les institutions d’enseignement et les équipes sportives suscitent un peu moins d’intérêt : 17 % et 18 %, respectivement, des abonnés à des réseaux disent y être « accrochés » à leur parole numérique.


    Sans surprise, l’étude, fondée sur un coup de sonde lancé en mars et mai dernier dans un bassin de 1000 personnes partout au Québec, confirme la popularité de YouTube et de Facebook, qui, en attirant près de 70 % des internautes québécois, confirment leur domination de ce nouveau « marché de la socialisation ». Le plus proche des concurrents, Google+, est finalement plus loin avec 35,4 %, alors que Twitter, malgré tout le bruit que ce réseau fait, ne rejoint que 12,1 % du Québec en ligne, entre LinkedIn (15 %) et Pinterest (6 %), indique le CEFRIO dans son analyse du temps présent.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.