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    Contrats publics - Québec répond à l’appel de l’ouverture

    L’appel a été entendu. Québec a décidé mardi de rendre accessible en format numérique ouvert l’ensemble des informations portant sur les contrats publics octroyés par les paliers de gouvernement provincial et municipal. Cette transparence était réclamée depuis trois mois par un groupe de citoyens et défenseurs de la transparence par le numérique, Québec Ouvert, par l’entremise d’une pétition en ligne.


    « Nous sommes très contents de voir apparaître enfin ce jeu de données sur le portail des données ouvertes du gouvernement [où il a été mis en ligne dans la nuit de lundi à mardi], a résumé Nicolas Roberge, un entrepreneur de Québec à l’origine de cette pétition parrainée par le député caquiste Jacques Duchesneau. Tout est là, prêt à faire “ parler ” par les citoyens et les programmeurs ayant à coeur le service public. »


    Sans tambour ni trompette, Québec cède donc à la pression populaire en ouvrant l’intégralité des données de son Système électronique d’appel d’offres (SEAO) désormais accessible pour téléchargement et utilisation par les citoyens. Jusqu’à maintenant, ces informations étaient livrées uniquement par l’entremise d’un site Web peu pratique avec des options de recherche limitées, mais également l’impossibilité de croiser ces données avec d’autres bases de données (géomatiques, politiques, sociales) pour faire apparaître des portraits inédits de l’utilisation des fonds publics.


    Cette base de données contient les informations complètes sur tous les contrats octroyés par les ministères provinciaux, le réseau de l’éducation, celui de la santé ainsi que les municipalités et les autres organismes municipaux. Elle va être mise à jour mensuellement par le Secrétariat du Conseil du trésor, qui est responsable de sa diffusion.


    La libération de ces jeux de données par Québec se fait quelques jours avant le dépôt, prévu lundi, de la pétition, sur laquelle à peine 718 personnes ont posé leur griffe. La base de données arrive également dans l’espace public trois jours avant le début à Montréal du « Hack Journalisme », souligne M. Roberge, un rassemblement de journalistes et de programmeurs cherchant à mettre leur talent en commun pour que les données numériques soient mises au service de l’information et de l’intérêt public.













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