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Semaine de la dignité des personnes assistées sociales - Marcher pour sa dignité

La réforme de l’aide sociale proposée par la ministre Agnès Maltais crée un climat d’inquiétude et d’incertitude chez les prestataires.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir La réforme de l’aide sociale proposée par la ministre Agnès Maltais crée un climat d’inquiétude et d’incertitude chez les prestataires.

Robert Roussel. 41 ans. Vit à Québec. Caresse le rêve de travailler dans le monde des médias, la radio ou la télé. Est présentement bénéficiaire de l’aide sociale et considéré comme inapte au travail en raison de problèmes de santé contraignants. A fait la roue des formations en emploi, du retour aux bancs d’école, des tentatives de stage qui avortent, et du retour à l’aide sociale. Milite en ce moment aux côtés de ses comparses pour des conditions de vie potables et, surtout, pour la fin des étiquettes et le retour de la dignité des personnes assistées sociales.


« Je suis pogné avec des étiquettes, je me sens tabletté, exclu, j’ai perdu des amis à cause de mon statut », a expliqué M. Roussel mercredi, en pleine rue Sainte-Catherine, à Montréal, lors de la marche visant à souligner la 40e Semaine de la dignité des personnes assistées sociales. Les manifestants ont démarré devant la tour de Radio-Canada, se sont arrêtés ensuite au bureau du député péquiste Daniel Breton (« Les députés du PQ ont honte d’eux avec la réforme de l’aide sociale ! On vous lâchera pas ! », ont-ils scandé), puis devant le Centre local d’emploi Sainte-Marie -Centre-Sud.

 

De la violence


« Les préjugés envers les personnes assistées sociales sont de plus en plus forts », déplore Amélie Châteauneuf, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, qui participait à la marche. Elle en veut pour preuve cette vidéo ayant récemment circulé sur la Toile mettant tristement en vedette un prestataire violenté par un voisin, celui-ci se filmant littéralement en train de tabasser l’homme et l’associant à un être ayant moins de droits « qu’un chien ». « Parce qu’elles sont exclues du marché du travail, les personnes assistées sociales sont de plus en plus la cible de violence », ajoute Mme Châteauneuf.


La prochaine réforme de l’aide sociale proposée par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, crée un climat d’inquiétude et d’incertitude chez les prestataires. « Mme la ministre va procéder à ses coupures », a dit Mme Châteauneuf aux manifestants, prenant le micro. « Mais dans cette lutte, vous avez été d’un courage exemplaire, d’une force incroyable. Je suis fière d’être avec vous ! a-t-elle lancé sous les cris et les vivats. Vous êtes les personnes les plus courageuses que je connaisse. »

 
 
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