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Lettre - «Je serai trop différent pour leur vie si tranquille»

7 mai 2013 | Frédérique Francoeur - Québec, le 3 mai 2013 | Actualités en société
J’appuie infiniment les paroles de Xavier Dolan comme quoi condamner le récent vidéoclip d’Indochine, c’est de la pure hypocrisie. On peut condamner un vidéoclip violent qui lui-même condamne la violence. Oui, on peut. On peut s’attarder sur la forme, que les enfants ont pourtant besoin de voir et de comprendre pour saisir pleinement la portée de leurs gestes et de leurs silences, ou encore on peut s’attarder sur le fond, sur ce que ledit clip veut vraiment véhiculer, et ce de manière très claire.

Simultanément, on peut aussi vendre aux enfants des jeux vidéo comme Call of Duty, Left 4 Dead, Battlefield. Mettre sur les tablettes des films comme Décadence ou The Human Centipede.


On peut aussi se dire que les jeunes ont besoin de comprendre ce qu’est l’intimidation et ses effets sur les victimes. Qu’ils doivent savoir à quel point c’est important de se confier à des gens de confiance et de ne pas rester silencieux face à la violence, et qu’ils doivent absolument prendre conscience de la portée de leurs actes. Surtout que dans une bonne partie des cas, les intimidateurs le sont uniquement en groupe, et considèrent leurs actes comme de simples taquineries.


Mais qui le fait comprendre, ça, à nos jeunes ? Les parents ? Trop occupés. L’école ? Peut-être, si les profs ont le temps. Les films ? Non, pas assez stimulants, les films sur l’intimidation. Les jeunes n’aiment pas. Alors qui ? Peut-être qu’un vidéoclip n’est pas le nec plus ultra, c’est sûr. Mais il me semble que de le condamner en se bandant les yeux (!) par rapport aux autres messages de violence, verbale et physique, véhiculés aux jeunes et par rapport au message que le clip communique, c’est se mentir en pleine face.


Soulignons aussi que l’absence de sang lors des coups de feu, les images en noir et blanc ainsi que l’aspect cartoon du sang que l’on voit lors de la crucifixion sont des aspects qui adoucissent la violence présentée. Violence qui est bien réelle et qui a sa place dans ce contexte de prise de conscience.

 
 
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